Derrière la colère légitime des chauffeurs face à la hausse du carburant, une question persiste et mérite d’être posée sans détour, à qui profite réellement le désordre ? Car si la mobilisation observée à Delmas traduit une détresse sociale bien réelle, certains indices laissent entrevoir l’ombre de forces plus organisées, attachées aux logiques de déstabilisation.
La présence signalée d’anciens membres d’un mouvement de policiers Fantom 509 ayant autrefois plongé la capitale dans le chaos n’est pas anodine. Elle interroge. S’agit-il d’une simple coïncidence ou du retour de réseaux capables d’instrumentaliser une revendication populaire pour servir des intérêts inavoués ? L’histoire récente du pays nous enseigne que les crises sociales sont souvent des terrains fertiles pour des agendas parallèles.
Transformer une protestation population en démonstration de force dans les rues, contraindre des citoyens à participer à des blocages, ériger des barricades, ces méthodes dépassent le cadre d’une mobilisation spontanée. Elles relèvent d’une stratégie qui vise à accentuer la pression sur un pouvoir déjà fragilisé, au risque d’aggraver une situation nationale explosive.
Cela ne signifie pas que la revendication est illégitime. Au contraire, elle est fondée. Mais elle devient dangereuse lorsqu’elle est récupérée, manipulée, orientée. Dans ce contexte, l’État a le devoir non seulement de répondre à la crise sociale, mais aussi de faire toute la lumière sur ces «mains cachées» qui semblent tirer les ficelles.


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