Violente journée de manifestation antigouvernementale pour exiger le respect du 7 février 2021

Violente journée de manifestation antigouvernementale pour exiger le respect du 7 février 2021

L’opposition politique qui a appelé la population à gagner les rues, ce vendredi 15 janvier, pour exiger le départ du président Jovenel Moïse le 7 février 2021, n’a pas drainé derrière elle la grande foule. Seulement quelques centaines de personnes ont foulé le macadam pour demander au chef de l’État de tirer sa révérence.

La manifestation a démarré au carrefour de l’aéroport rebaptisé depuis un certain temps par l’opposition « kafou rezistans». Après la cérémonie vodouesque organisée par les leaders pour lancer la manifestation, les manifestants étaient divisés sur le parcours. Certains voulaient défier le directeur général de la PNH, Léon Charles, qui interdit toute manifestation sur la Route de l’Aéroport. Tandis que d’autres ont voulu respecter le parcours.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Après une entente trouvée entre eux, la manifestation a pris la direction de l’autoroute de Delmas. À Delmas 33, les policiers ont mis en place un cordon de sécurité pour empêcher les manifestants de continuer à longer cette autoroute jusqu’à Pétion-Ville. Ils ont bifurqué à Delmas 32 à destination du Champ-de-mars.

Sur tout leur passage, les manifestants ont brûlé des pneus et jeté des débris sur les chaussées pour paralyser la circulation des véhicules. De grosses pierres ont été remarquées sur les tronçons de route. Arrivés à l’avenue Martin Luther King, les manifestants ont lancé des pierres en direction d’une patrouille de la Brigade d’Intervention Motorisée cantonnée devant la compagnie téléphonie Natcom.

Pour disperser la foule, les policiers ont riposté à balles réelles, ils ont fait feu en l’air pour chasser les manifestants. Des agents de l’ordre ont été dépêchés en renfort pour rétablir l’ordre. Certains manifestants ont critiqué les policiers qui prennent position contre la revendication du peuple. Celle d’obtenir le départ du chef de l’État.

Au Champs-de-mars des agents de la Police Nationalde d’Haïti ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants qui ont une nouvelle fois lancé des pierres sur une patrouille policière.

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1 Comment

  • Antoine Langomier
    15 janvier 2021, 23:23

    15 janvye 2021, se pwemye jou…

    Il ne faut pas s’empresser d’affirmer, “l’opposition politique… n’a pas drainé derrière elle la grande foule.” Comme un Patriote, ce n’est pas possible d’être dans le camp du pouvoir et de l’opposition. Se menm yo menm nan, ECHEK Lavalas Aristide-Preval ak alye l yo nan opozisyon an te kale Martelly, PHTK ak Jovenel Moise. ECHEK Martelly, Phtk ak Jovenel fè Lavalas gen dwa ap pale sou moun ak alye l yo nan opozisyon an. Jusqu’à présent, ils empêchent à Jovenel Moise et co d’agir comme dans un moulin.

    Je m’attache à la vérité, il ne faut pas oublier le 15 janvier, est bel et bien le coup d’envoi de la MOBILISATION. Au micro du journaliste Marvel DANDIN, le phtkiste Mackenson Cangé avait déclaré, “manifestasyon an pat gen moun.” Sans trop tarder, M. Dandin venait à la rescousse, “se pa kounye a wap wè pèp Ayisyen ou mèt tann.” Comme quoi, le 15 janvier, c’était un mouvement, “Chofe Jarèt.” BWA MAREEEEEEEE.

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