• Articles
    • Views
    SUBSCRIBER

    RFI

Author's Posts

  • Cuba, une île au ralenti

    Cuba, une île au ralenti0

    À Cuba, paralysée par l’étranglement énergétique imposé par les États-Unis, les journaux décrivent une île qui tourne désormais au ralenti. Même La Havane, généralement la dernière à subir les effets des crises qui frappent le pays, n’est pas épargnée. Dans la capitale, la plupart des hôtels ont encore assez de carburant dans leurs groupes électrogènes pour allumer leurs enseignes la nuit venue. Mais les chambres, elles, restent plongées dans le noir. Et les touristes, de plus en plus rares, sont regroupés dans les mêmes établissements. Ce sont aussi des gens qui ne peuvent plus rentrer chez eux parce que les bus ne circulent plus. Et ce n’est pas mieux pour les trains. Pour aller à Guantanamo ou Santiago de Cuba au départ de La Havane, par exemple, il faut compter un train tous les quatre jours… dans le meilleur des cas. Dans les hôpitaux, cette crise du carburant se traduit par une pénurie de médicaments, l’arrêt des interventions chirurgicales et la suspension des transferts ambulatoires.   Soutien à Cuba Tout cela, c’est 14ymedio qui le raconte. Le journal en ligne propose une série de reportages sur les conséquences de ce blocus imposé par les États-Unis, qui menacent de surtaxes les pays qui continueraient à livrer du pétrole à Cuba. C’est le cas du Mexique, dont la présidente Claudia Sheinbaum a répété hier que son pays n’abandonnerait pas les Cubains. Mais la présidente mexicaine n’est pas la seule à exprimer son soutien, ce que Granma ne manque d’ailleurs pas de souligner. L’organe du régime cubain le proclame en Une de son site : « Cuba n’est pas seule ». « Dans un contexte où l’empire tente d’étouffer Cuba, le monde répond avec un soutien au plus haut niveau », écrit le journal. Et de citer les ministères russe et chinois des Affaires étrangères, le pape Léon XIV, le président brésilien… qui tous, chacun à leur manière, expriment leur préoccupation pour la population. Mais pour Milenio, au Mexique, nous assistons à la fin de la révolution cubaine. Le journal qui reprend à son compte l’analyse de Ricardo Pascoe Pierce, ancien ambassadeur du Mexique à Cuba. Pour le quotidien, lorsqu’une idéologie refuse de voir la réalité, ce n’est pas seulement la révolution qui meurt, c’est aussi la crédibilité de ceux qui ont essayé de la soutenir. Suivez mon regard…   Une amnistie qui pose question Au Venezuela, le vote sur la loi d’amnistie générale promise par la présidente par intérim Delcy Rodriguez sous la pression de Washington devait avoir lieu aujourd’hui. Il finalement été reporté sine die. Ça n’empêche pas la presse de continuer à exprimer son scepticisme. « Une loi d’amnistie dans le dos du pays », titre ainsi El Nacional. « Une loi destinée à mettre fin à un cycle autoritaire peut-elle naître sans un débat ouvert et sans garanties pour les victimes ? », s’interroge le quotidien d’opposition. Pour lui, la loi promise par Delcy Rodriguez n’est pas suffisante. Elle doit être accompagnée de mesures immédiates. À commencer par le démantèlement de l’échafaudage juridique, qui sert depuis des années à persécuter la dissidence.  De son côté, TalCual passe en revue tous ceux qui ne pourront pas bénéficier de cette loi d’amnistie. Le régime a déjà prévenu que les personnes qui ont commis des violations graves des droits humains, des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre, des homicides intentionnels, de la corruption et du trafic de drogue en seraient exclus. Mais dans un pays où le système judiciaire a la réputation d’être aux ordres, les experts interrogés par TalCual appellent à la création d’une commission indépendante pour trancher.   La souveraineté confisquée d’Haïti En Haïti, le directeur de l’agence Alterpresse Gotson Pierre revient sur l’incertitude politique qui perdure après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition. Désormais, c’est le Premier ministre seul qui gouverne mais sans étape ni calendrier défini à l’avance. À lire également sur le site d’Alterpresse, des accusations du Réseau national de défense des droits humains, qui dénonce des avis de recherche arbitraires de la part de la direction de la police judiciaire. Au Mexique, dans la ville de Puebla, les femmes commencent tout juste à se faire une place dans le sport national, la charreria. Cela consiste en une série d’épreuves à cheval et avec des taureaux, inspirées du travail dans les haciendas et très marquées par le machisme ambiant. Les femmes n’y sont pas les bienvenues, mais certaines forcent l’entrée. Un reportage de notre correspondante à Mexico, Gwendolina Duval.

    READ MORE
  • En Haïti, un calme attentif après la fin du CPT

    En Haïti, un calme attentif après la fin du CPT0

    Deux jours après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé est désormais le seul au pouvoir en Haïti. Les activités ont progressivement repris ce lundi matin (9 février 2026) en Haïti. Dans certaines communes, notamment à Pétion-Ville, des scènes à caractère pré-carnavalesque ont même été observées hier soir (8 février), avec des bandes de rara, des foules dans la rue, principalement des jeunes, qui dansaient et chantaient dans une atmosphère détendue. Mais ce n’est pas un signe d’adhésion ou de soulagement, plutôt un calme attentif, remarque notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. L’histoire récente invite à la prudence. Alix Didier Fils-Aimé bénéficie d’un appui clair de la communauté internationale, en particulier des États-Unis. Or, en Haïti, l’histoire montre que le soutien international, et américain surtout, répond souvent d’abord à des intérêts géopolitiques et stratégiques, qui ne coïncident pas toujours avec les attentes profondes de la population. S’il bénéficie du soutien de Washington, Alix Didier Fils-Aimé devra composer avec une classe politique très divisée. Sans son adhésion, il aura du mal à conduire le pays vers des élections. Et cette division s’est vue lors de la cérémonie de passation de pouvoir : certains membres du Conseil présidentiel de transition n’avaient pas fait le déplacement samedi. (7 février 2026) À lire aussiFin du CPT en Haïti: le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, prend les rênes de l’exécutif   Des balles « made in USA » au Mexique Une enquête coordonnée par le Consortium international des journalistes d’investigation, et à laquelle ont participé le New York Times et Proceso, révèle comment une usine de l’armée états-unienne alimente la violence au Mexique. C’est celle de Lake City. Une usine exploitée par Olin Winchester et installée dans une base de l’armée dans le Missouri. Elle fabrique notamment des munitions de calibre 50, des balles capables d’abattre un hélicoptère ou de percer un blindage léger. Mais ces munitions ne sont pas seulement destinées à l’armée. Elles sont aussi vendues aux civils aux États-Unis. Pour quoi faire ? On ne sait pas trop. Toujours est-il qu’elles ont fini par se retrouver de l’autre côté de la frontière, au Mexique donc, où elles ont été utilisées dans près de cent affrontements, ces dernières années. Le New York Times indique que six cartels mexicains utilisent ces balles fabriquées dans l’usine de Lake City. Ces cartels, ce sont les mêmes que ceux que Donald Trump a classés organisations terroristes l’année dernière (2025). Toujours aux États-Unis, beaucoup restent très marqués par la mort, il y a un mois de Renee, tuée par la police de l’immigration à Minneapolis. Peu de temps après, l’ICE avait fait une deuxième victime dans cette même ville. Le scandale a largement dépassé les militants opposés à la politique migratoire extrêmement dure de Donald Trump. Même des figures du parti républicain le critiquent. C’est le cas de l’ancienne sénatrice Amy Koch, que notre correspondant à Washington Vincent Souriau a rencontrée. Elle est aujourd’hui lobbyiste et assure que beaucoup sont restés sidérés, notamment les élus qui travaillent au quotidien avec le gouverneur de cet État, le démocrate Tim Walz.  À lire aussiÉtats-Unis: l’administration Trump sur la défensive après la mort d’Alex Pretti à Minneapolis   Bad Bunny, une autre idée de l’Amérique Lui qui ne joue plus aux États-Unis, de peur que son public ne soit victime des raids de l’ICE, Bad Bunny s’est offert l’ultra prestigieuse mi-temps du Super Bowl hier soir (8 février). C’est mythique aux États-Unis. Toute la presse du continent en parle. « Bad Bunny au Super Bowl, une image de l’Amérique », titre ainsi Le Devoir au Canada. « Un show qui rappelle que l’Amérique est un continent, et pas seulement les États-Unis », note Pagina12 en Argentine. Pour La Razon, au Mexique, ce show n’était pas seulement de la musique ; c’était de la politique avec du rythme. Le quotidien y voit une ode au nationalisme, pas celui à la sauce Trump du « nous » contre « eux ». Mais « un nous qui ne demande pas la permission d’exister », écrit La Razon, sans pour autant tenter d’effacer l’autre. Même si le spectacle était relativement policé hier soir, Bad Bunny dénonce régulièrement la mainmise des États-Unis sur son île natale, les millions de touristes qui y déferlent chaque année et que les spéculateurs préfèrent aux natifs porto-ricains qui, eux, ont de plus en plus de mal à se loger. Un reportage d’Heïdi Soupault.  À lire aussiSuper Bowl, Grammy: Bad Bunny «est une forme d’antithèse culturelle du pouvoir actuel à Washington»

    READ MORE
  • Édition spéciale: Haïti : bilan du Conseil présidentiel de transition

    Édition spéciale: Haïti : bilan du Conseil présidentiel de transition0

    À la veille de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, RFI vous propose une émission spéciale consacrée au bilan du CPT. Dans quelle situation se trouve Haïti aujourd’hui ? Que faut-il retenir de cet épisode politique qui aura duré 22 mois ? Mis en place en avril 2024 après la démission du Premier ministre Ariel Henry, le Conseil de transition devait rétablir la sécurité et préparer des élections « libres et transparentes » afin de choisir un successeur au président Jovenel Moïse, assassiné en 2021. Officiellement, des élections législatives et présidentielle sont annoncées pour le mois d’août. Mais leur tenue reste suspendue à la situation sécuritaire, alors que les gangs armés contrôlent désormais plus de 80% de la capitale, Port-au-Prince. Pour évoquer tous ces thèmes, Clotilde Dumay reçoit Antony Mémé, directeur de programme de l’ONG Combite pour la paix et le développement ; Romain Le Cour Grandmaison, directeur de l’Observatoire d’Haïti et des Caraïbes au sein de l’ONG Global initiative against transnational organized crime ; Peterson Luxama, le correspondant de RFI en Haïti et Justine Fontaine, envoyée spéciale à Port-au-Prince.

    READ MORE
  • À Minneapolis, les habitants sceptiques face au retrait de 700 agents de l’ICE

    À Minneapolis, les habitants sceptiques face au retrait de 700 agents de l’ICE0

    700 agents vont quitter l’État du Minnesota. Le « tsar de la frontière » Tom Homan a annoncé ce mercredi (4 février 2026) le retrait d’agents impliqués dans les opérations d’arrestation de migrants. Il en resterait quelque 2000 dans cet État. Tom Homan avait été envoyé à Minneapolis la semaine dernière pour prendre en main les opérations de la police de l’immigration dans cette ville, suite à la mort d’Alex Pretti, tué par des agents de la police aux frontières. Donald Trump a affirmé dans une interview au média NBC que la décision du retrait de ces agents était la sienne et que, tout en voulant rester « dur », il a dit qu’il fallait une approche « plus douce ».  À Minneapolis, où la police de l’immigration mène d’intenses opérations depuis décembre, l’annonce du retrait de 700 agents de l’ICE est vue comme un pas dans la bonne direction, mais elle est très loin de satisfaire les habitants. Reportage du correspondant de RFI au Minnesota Edward Maille, qui s’est rendu à une manifestation devant le QG de l’ICE à Minneapolis.  Le témoignage de Camilo Castro, détenu 5 mois au Venezuela  Il a été séquestré, torturé, accusé d’espionnage… Après 5 mois de détention au Venezuela, le Français Camilo Castro a été libéré en novembre 2025. Originaire de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, il vivait en Colombie depuis plusieurs années. En juin 2025, il a été arrêté à la frontière vénézuélo-colombienne où il se rendait, comme toujours, pour faire tamponner son visa. Sa famille n’aura plus de nouvelles de lui pendant trois semaines. Désormais libre, Camilo Castro revient sur ses conditions de détention auprès de Carlotta Morteo. L’interview complète ici.  En Haïti, quel avenir pour ceux qui ont défendu le CPT ?  Comme chaque jeudi, le rédacteur en chef du Nouvelliste décrypte l’actualité haïtienne. Dans l’édito du jour, et à l’approche de la fin du Conseil présidentiel de transition, il se demande ce qui va advenir de cette classe politique « qui n’est pas astreinte au résultat, qui ne s’occupe pas des préoccupations de la population, mais qui veut garder le pouvoir ». Le Nouvelliste suggère la mise en place d’un pacte pour la démocratie.  Au Venezuela, la loi d’amnistie générale présentée à l’Assemblée nationale  La loi d’amnistie est au programme de l’Assemblée nationale vénézuélienne ce jeudi 5 février 2026. Dans les colonnes du quotidien El Nacional, Jorge Rodriguez, le président chaviste du Parlement vénézuélien, l’assure : ce projet d’amnistie accélèrera le dialogue politique souhaité par le gouvernement de Delcy Rodriguez. Selon lui, les partis d’opposition ont été consultés, et l’objectif, c’est de créer un consensus pour que le projet de loi puisse être approuvé à l’unanimité. Mais les promesses du gouvernement de Delcy Rodriguez soulèvent déjà de nombreuses inquiétudes à Caracas et dans le reste du pays. Le média d’opposition Tal Cual rapporte l’appel d’une vingtaine d’associations vénézuéliennes de défense des droits de l’homme à intégrer les organisations internationales au processus d’amnistie, comme la Cour pénale internationale ou le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Ces associations rappellent que l’amnistie n’est ni l’oubli ni le pardon mais plutôt « un outil exceptionnel, inscrit dans les normes internationales et qui vise à la libération des personnes injustement persécutées ». Malgré tout, l’évocation de cette loi d’amnistie s’étend dans la région, comme le révèle l’édition américaine d’El País. Elle rapporte les propos de plusieurs militants cubains. Selon eux, « ce qui se passe au Venezuela montre que la pression internationale peut générer des changements concrets. Il est temps d’intensifier les revendications envers Cuba ». Cuba une nouvelle fois dans le noir  La cinquième coupure d’approvisionnement généralisée sur l’île depuis 2024, rappelle le média argentin Infobae. Depuis hier soir (4 février 2026), Santiago, la deuxième ville du pays, est paralysée. Plus de 3 millions de Cubains sont touchés. Le gouvernement peine à faire repartir ses infrastructures énergétiques vétustes et le contexte international est de plus en plus défavorable. Le pays est confronté à de grosses pénuries de pétrole depuis la capture de Nicolás Maduro, allié de La Havane. L’agence de presse cubaine Prensa Latina rapporte d’ailleurs les inquiétudes concernant l’aide mexicaine, un des derniers soutiens de l’île. Washington a ordonné à Mexico de cesser de livrer du pétrole à Cuba. « Une situation humanitaire extrêmement préoccupante et qui risque de s’aggraver, voire de s’effondrer », selon le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, « si les États-Unis continuent à accentuer la pression ».  Les premiers effets de l’alliance entre Gustavo Petro et Donald Trump   Après la première rencontre entre les présidents Donald Trump et Gustavo Petro cette semaine, une alliance a été actée entre Washington et Bogota. Et elle produit déjà des effets : le média colombien centriste El Espectador en liste quelques-uns : le bombardement par l’armée de Caracas de l’ELM, l’un des plus importants groupes armés de Colombie dans le Catatumbo, la région frontalière du Venezuela. Il a fait au moins sept morts. Autre effet de cette alliance avec Washington : la fin des pourparlers de paix annoncés par le Clan del Golfo, un cartel colombien impliqué dans la lutte armée. Tout cela montre, selon El Espectador, le changement de discours du président Gustavo Petro et le durcissement de sa stratégie de sécurité, lui qui a été élu sur la promesse de la paix totale. Une promesse remise en question par cette alliance avec Trump selon le quotidien El Tiempo, pour qui la normalisation des relations avec les États-Unis n’est visiblement pas compatible avec des pourparlers stables avec les groupes armés.  La 1ère  Présenté par Benoit Ferrand. Après avoir « fait la chasse » aux armes à feu, le préfet de la Martinique veut désormais s’attaquer à ceux qui les vendent. 

    READ MORE

Latest Posts