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  • Violence des gangs en Haïti: la vie à l’arrêt

    Violence des gangs en Haïti: la vie à l’arrêt0

    Depuis 2 ans, Haïti fait face à une insécurité généralisée qui empêche toute vie normale, et paralyse le fonctionnement de plusieurs secteurs d’activités. Une violence et une insécurité qui pèsent sur tous les pans de la société, à commencer par le secteur de la santé.

    Dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, survivre est aujourd’hui devenu un terme plus adapté que vivre. Personne, aucun secteur de la société n’est épargné par la violence que les bandes criminelles ont peu à peu imposée. « On ne peut plus aller travailler parce que c’est difficile de se rendre dans certaines zones. Je suis obligé de rester sans rien faire, car je ne voudrais pas non plus qu’il m’arrive malheur dans les rues », explique par exemple James Pierre qui travaille dans le domaine de la construction. La pédiatre Ernestine Isaac Chérie, elle, ne peut plus se déplacer à travers le pays, dans les zones reculées, pour aller à la rencontre des patients . L’insécurité qui sévit dans la capitale haïtienne frappe aussi de plein fouet la santé mentale des médecins après les enlèvements, dont plusieurs d’entre eux ont été victimes sur leur lieu de travail, explique-t-elle. À Port-au-Prince, le reportage de Marie André Bellange.

     

     
    États-Unis : Donald Trump tient sa vengeance face à Liz Cheney
    Trump 1 – Cheney 0. L’élue républicaine, vice-présidente de la Commission d’enquête du 6 janvier 2021, Liz Cheney, se heurte au mur trumpiste. Les électeurs du Wyoming lui ont préféré une inconnue, Harriet Hageman, soutenue par Donald Trump, lors de la primaire qui se tenait hier (16 août 2022) pour briguer l’unique siège de cet État rural à la Chambre des représentants, lors des élections de mi-mandat en novembre 2022. Liz Cheney était pourtant la candidate sortante. À présent, elle promet de tout faire pour que l’ancien président ne remette plus jamais les pieds à la Maison Blanche. Faut -il lire cette défaite comme la confirmation de la mainmise des trumpistes sur le parti républicain ? L’analyse de Lauric Henneton, spécialiste des États-Unis à l’Université Versailles Saint Quentin.

     

     
    Un influent cardinal accusé d’agressions sexuelles au Canada
    Le cardinal Marc Ouellet, cité un temps parmi les favoris pour devenir pape, est accusé d’agressions sexuelles dans une action collective rendue publique, le mardi 16 août 2022, au Canada. L’ecclésiastique, actuel préfet de la Congrégation pour les évêques, l’une des fonctions les plus importantes du gouvernement du Vatican, aurait procédé à des attouchements inappropriés à l’égard d’une stagiaire, entre 2008 et 2010, lorsqu’il était archevêque de Québec, selon des accusations figurant dans un document issu de l’action collective autorisée par la Cour supérieure de cette province francophone en mai 2022. Ces révélations interviennent trois semaines après une visite du pape François au Canada, au cours de laquelle il s’est excusé pour les abus perpétrés par des membres de l’Église dans des pensionnats pour autochtones.

     

     
    À la Une du journal de la 1ère :
    Malgré de nombreuses réticences, les campagnes de vaccination contre le Covid-19 se poursuivent vaille que vaille en Guadeloupe.

    ► À écouter aussi sur RFI : Crise en Guadeloupe: un embrasement engendré par un malaise économique profond.

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  • Primaire républicaine au Wyoming: le baromètre du trumpisme

    Primaire républicaine au Wyoming: le baromètre du trumpisme0

    Les républicains du Wyoming aux États-Unis désignent, ce 16 août 2022, leur candidat pour le siège de l’État à la Chambre des représentants. Un siège actuellement occupé par Liz Cheney, devenue la bête noire de Donald Trump qui a choisi une autre candidate, Harriet Hageman.

    Pro ou anti-Trump, cette primaire du Wyoming est en quelque sorte un baromètre : après la perquisition ultra-médiatisée du FBI, la semaine dernière, chez lui en Floride, après les révélations de la Commission sur l’attaque du Capitole, quelle influence l’ancien président garde-t-il sur sa famille politique ? C’est finalement un peu la primaire républicaine qui résume toutes les autres. Elle symbolise les divisions qui traversent le camp républicain. Signe de l’enjeu, fin mai 2022, Donald Trump est venu en personne pour apporter son soutien à sa candidate, une quasi inconnue, Harriet Hageman, et demander aux électeurs de le débarrasser de Liz Cheney. Cette dernière garde des supporters au Wyoming, mais d’autres, plus proches de Donald Trump remettent en cause son engagement pour l’État en soulignant qu’elle passe beaucoup plus de temps à Washington à critiquer l’ancien président. Les tout derniers sondages donnent une très large avance à Harriet Hageman face à Liz Cheney.

     

     
    Brésil : lancement de la campagne officielle pour la présidentielle
    Les deux favoris de l’élection présidentielle brésilienne du 2 octobre 2022, Lula et Jair Bolsonaro, lancent officiellement ce mardi 16 août 2022 leur campagne dans des lieux qui ont marqué leur carrière politique, à moins de 50 jours d’un scrutin très polarisé. Favori des sondages, Luiz Inacio Lula da Silva, 76 ans, visite une usine Volkswagen dans son fief de Sao Bernardo do Campo, près de Sao Paulo, zone industrielle où il a été tourneur-fraiseur, avant de devenir leader syndical. Le président Bolsonaro, 67 ans, lui, se rendra à Juiz de Fora, dans le Minas Gerais (sud-est), où il avait frôlé la mort lors d’un attentat à l’arme blanche, il y a quatre ans. Selon le dernier sondage publié par G1 ; Lula obtiendrait 44% des voix et Bolsonaro 32%.

     

     
    Le tabou du racisme au Mexique
    Agressé à l’école et brûlé au troisième degré parce qu’il parlait une langue indigène : c’est ce qui est arrivé en juin 2022 à Juan, un adolescent de 14 ans, à Quérétaro, 200 km au nord de Mexico. Juan a dû être hospitalisé pendant plus d’un mois. Ses agresseurs présumés devraient être jugés en septembre 2022. Pour les militants antiracistes, cette affaire rappelle que le racisme est bien présent au Mexique. Un sujet qui a longtemps été tabou dans le pays.

     

     
    Et à la Une du journal de la 1ère

    La campagne de vaccination contre la variole du singe a débuté en Guadeloupe.

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  • Analyse: les États-Unis gardent un pied en Afghanistan

    Analyse: les États-Unis gardent un pied en Afghanistan0

    Il y a tout juste un an, les talibans marchaient sur Kaboul et reprenaient le pouvoir en Afghanistan. Leur arrivée, très rapide, a précipité le départ des troupes américaines. Mais force est de constater que les États-Unis restent liés de très près à l’Afghanistan.

    Ce lundi 15 août, des talibans scandent des chants victorieux devant l’ancienne ambassade américaine, à Kaboul. Ils se réjouissent d’avoir repris les rênes du pouvoir et d’avoir précipité le départ des troupes américaines d’Afghanistan un an auparavant. Pour autant, les Américains restent engagés dans le pays, au nom de la lutte contre le terrorisme, du respect des droits de l’homme et des minorités, mais aussi de la relance économique.

    Il y a deux semaines, le chef d’Al Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, a été tué à Kaboul par une frappe américaine. Il ne s’agirait que d’une action ponctuelle et cela ne permet pas de dire que les frappes vont reprendre en Afghanistan. Mais la présence du chef du groupe terroriste met à mal les relations, déjà très mauvaises, entre talibans et Américains : « j’ai parlé à des membres de l’administration américaine après qu’Ayman Al-Zawahiri a été trouvé et abattu en plein centre de Kaboul », rapporte Gram Smith, consultant pour le groupe de réflexion International Crisis Group, interrogé par Justine Fontaine. « Et certains se sentent trahis, personnellement. Mais les personnes qui suivent de près ces sujets savent depuis quelque temps que les talibans essayaient d’avoir le beurre et l’argent du beurre », poursuit-il. En effet, les États-Unis considèrent qu’ils n’ont pas respecté l’accord de Doha de 2020, signé sous Donald Trump et qui prévoit, en échange du retrait des troupes américaines, l’interdiction d’accès au territoire afghan aux groupes djihadistes.

    ► À lire aussi : Afghanistan: les avoirs de la Banque centrale toujours gelés, pas de détente avec Washington

    L’ombre américaine pèse aussi sur les finances de l’Afghanistan, puisque Washington a gelé les avoirs de la Banque centrale afghane. Plus de 70 économistes du monde entier, dont le prix Nobel Joseph Stiglitz, ont appelé le président Joe Biden à débloquer ces fonds, pour venir en aide aux Afghans qui souffrent à 95 % de la faim. Des négociations sont en cours, mais « elles avancent très lentement, déclare Gram Smith. C’est terrible, car la Banque mondiale et d’autres expliquent qu’il n’est pas possible de régler la crise humanitaire sans régler la crise économique d’abord. Or, l’une des manières de faire cela, c’est de débloquer les avoirs gelés de la Banque centrale ». À moins de trois mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, le risque, pour le président Joe Biden, serait d’apparaître comme celui qui fait des concessions au régime taliban, en dégelant ses avoirs. Il devrait encore reculer sa décision.  
    Mexique : flambée de violences liées au crime organisé
    Au moins 11 personnes, dont un enfant de 4 ans, ont été tués à Ciudad Juarez, à la frontière avec les États-Unis, dans une série d’attaques qui visaient des commerces, rapporte El Pais. Dans les États de Jalisco et Guanajuaro, la presse rapporte des incendies et des blocages de route, organisés par des cartels de drogue. Ces derniers jours, une vague de violence s’abat sur le Mexique, poussant les autorités à réagir. L’armée a été déployée dans les villes touchées. Le président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a lui-même pris la parole, soulignant que pour la première fois, des civils innocents ont été pris pour cible.
    Le festival Innucadie au Canada, pont entre les cultures autochtones et québécoise
    Après sa visite au Canada, il y a quelques semaines, le pape François a reconnu un « génocide » dans le drame des pensionnats pour autochtones. Entre la fin du XIXe siècle et les années 1990, des dizaines de milliers d’enfants autochtones avaient été arrachés à leur famille, internés dans ces pensionnats, gérés en grande partie par l’Église catholique, à des fins d’« assimilation ». Cet épisode historique est encore très douloureux pour les communautés des Premières nations. Depuis quelque temps, le Canada prend des initiatives pour favoriser la réconciliation.

    Au Québec, à Natashquan, petit village de descendants d’Acadiens, à 1 300 kilomètres de Montréal, le festival Innucadie tente de rassembler les cultures autochtones et québécoise en un même lieu, avec des contes, des chansons, pour favoriser le dialogue. Reportage de Pascale Guéricolas.
    Et à la Une du Journal de la 1ère
    Annoncé récemment par le ministre délégué aux Outre-mer, la « structure unique de lutte contre les algues sargasses » est désormais sur les rails en Martinique.

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  • Haïti: un an après le séisme, les sinistrés «abandonnés»0

    Le 14 août 2021, un séisme de magnitude 7,2 faisait plus de 2 200 morts dans le sud-ouest d’Haïti. Des milliers d’infrastructures ont été détruites. Un an après, les sinistrés déplorent un manque d’aide humanitaire et de l’État. Les opérations de reconstruction sont pratiquement au point mort.

    Les départements des Nippes, du Sud et de la Grand’Anse portent encore les traces du violent séisme du 14 août 2021. Et pour cause : rien, presque, n’a été reconstruit et certains n’ont jamais vu une quelconque aide leur parvenir, comme Marcel François qui a perdu sa maison aux Cayes : « Ce qui me fait mal, c’est que je constate la faiblesse de l’État. Jusqu’à maintenant, je n’ai bénéficié d’aucune aide. Nous sommes vraiment dans une situation critique ».

    Le séisme a détruit de nombreuses infrastructures : écoles, routes, ponts… les rares reconstructions sont entreprises par des organismes internationaux. Mais ni l’État, ni les mairies n’ont pu donner d’argent pour venir en aide à la population. La monnaie nationale, la gourde, continue de perdre de la valeur. Interrogé par Stefanie Schüler, Jinel Chérémond, technicien pour l’ONG franco-haïtienne Haïti Futur, souligne le fait que la reconstruction des écoles patine : « Il y a des écoles qui ont fonctionné malgré tout, mais sous les tentes. Il n’y a pas encore d’écoles reconstruites ». Rosa Paredes Canela est directrice de programme au sein de l’ONG ASB : « Tout est une priorité en ce moment. Apaiser le pays est une priorité. Nous sommes dans une action humanitaire continue, avec une famine énorme, des déplacés internes énormes… la population n’en peut plus ». À cela, s’ajoute l’insécurité, la violence des gangs se renforce. Dans ce contexte, Luis Almagro, président de l’Organisation des États américains, s’est dit favorable, dans une interview accordée au Miami Herald, au retour des Casques bleus et à une nouvelle Constitution en Haïti.

     
    États-Unis : le ministre de la Justice prend la parole sur les perquisitions chez Trump
    Merrick Garland, le ministre de la Justice américain, dit avoir « personnellement approuvé » la perquisition spectaculaire du FBI chez l’ancien président Donald Trump de ce lundi (8 août 2022). Des agents du FBI sont entrés à Mar-a-Lago, sa résidence de Floride, les raisons et les résultats de ces perquisitions n’ont toujours pas été dévoilés. L’ancien président républicain avait laissé entendre que le FBI aurait pu placer des preuves compromettantes à Mar-a-Lago. Face à cette accusation, Merrick Garland a annoncé avoir demandé que le mandat ayant permis la perquisition soit rendu public, un fait très rare. Ce vendredi (12 août 2022), le Washington Post croit savoir que le FBI cherchait chez Donald Trump des dossiers « top secret », en lien avec des armes nucléaires.

     

     
    La Colombie et le Venezuela se rapprochent
    Après trois ans de rupture, le Venezuela normalise ses relations avec la Colombie, quelques jours après l’investiture de Gustavo Petro, qui est devenu dimanche (7 août 2022) le premier président de gauche de l’histoire du pays. Caracas a nommé un nouvel ambassadeur à Bogota. Les relations entre les deux pays s’étaient ternies, en 2019, lorsqu’Ivan Duque, le prédécesseur de Gustavo Petro, avait décidé de ne pas reconnaître la réélection de Nicolas Maduro. Il avait soutenu, au contraire, la proclamation du chef de l’opposition Juan Guaido comme président par intérim.

    Par ailleurs, l’élection de Gustavo Petro pourrait donner lieu à un accord de paix avec les groupes armés, lui-même étant un ancien guérillero. Le ministre des Affaires étrangères a annoncé la reprise du dialogue avec l’ELN, la guérilla de l’Armée de libération nationale. Une délégation colombienne s’est rendue à Cuba, qui compte apporter son aide dans la tenue de ces discussions.

     

     
    Et à la Une du Journal de la 1ère 
    En Guyane, État et élus locaux « main dans la main » pour lutter contre l’insécurité.

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