• Haïti : l’incertitude politique côtoie l’espoir de sortir du chaos

    Haïti : l’incertitude politique côtoie l’espoir de sortir du chaos0

    L’incertitude et la confusion dominent encore la scène politique en Haïti, nous raconte notre confrère Gotson Pierre. Le sort du Conseil présidentiel de transition fait l’objet de controverse avec le gouvernement d’Ariel Henry. Un arrêté de nomination de ses membres a été publié lundi sur les réseaux sociaux, suscitant un démenti de l’équipe sortante.  Mais même pour l’ancien président de la Chambre des députés [et membre de la coalition gouvernementale] Jean-Tholbert Alexis, ce texte est officiel et « on ne peut plus reculer ». « Comment le gouvernement compte-t-il s’en sortir ? C’est ce qu’on verra peut-être dans les prochaines heures », estime le directeur de l’agence Alterpresse. Pendant ce temps, « l’insécurité gagne aussi la mer », titre le Nouvelliste. Ce qui est devenue depuis des mois une alternative aux dangers du transport routier, est désormais aussi une aubaine pour les bandits armés. « Les incidents [en mer] ont augmenté de manière considérable », confirment des sources portuaires au journal. Dernier exemple en date, le 4 avril dernier, avec le Magalie, un navire cargo chargé de riz, détourné par les gangs, et finalement récupéré. Là encore, explique le Nouvelliste, les moyens manquent pour une surveillance continue des côtes. Et les trafiquants de toutes sortes en profitent.À Cap-Haïtien, le maire-adjoint s’est donné une mission, un rêve : faire briller sa ville, la deuxième du pays, malgré le chaos alentour. Un reportage de Vincent Souriau et Boris Vichith.Saint-Laurent-du-Maroni bloquéeEn Guyane, des tensions entre habitants et forces de gendarmerie ont eu lieu ce mardi matin à Saint-Laurent-du-Maroni après une réunion hier sur l’insécurité, nous explique Tiziana Marone d’Outre-Mer la Première. Un collectif d’habitants insatisfaits des mesures annoncées a décidé de bloquer les entrées de la ville située à la frontière avec le Suriname sur le fleuve Maroni. Ils sont au micro d’Eric Léon.L’aide américaine à l’Ukraine, bientôt débloquée ?Après des mois de paralysie au Congrès, l’aide américaine à l’Ukraine pourrait être débloquée. C’est en tout cas ce que pense le « speaker » de la Chambre des représentants, le républicain Mike Johnson, qui espère qu’un texte sera soumis dès ce mardi soir à ses collègues. Lundi, il dévoilait les grandes lignes de son plan aux membres de son camp politique : il s’agit de présenter quatre projets de loi distincts pour l’aide à l’Ukraine, à Israël, à Taïwan et d’autres priorités de sécurité nationale. « Selon lui, tous peuvent être votés cette semaine », rapporte le quotidien The Hill. Mais rien n’indique que le vote sera acquis, les divisions étant encore vives parmi les Conservateurs. Ce projet, c’est même « un défi à son camp » selon le Washington Post. « Il risque d’irriter bon nombre de ses membres avec un plan alambiqué visant à apaiser ses détracteurs de droite, tout en donnant aux faucons de la sécurité nationale une chance de faire avancer des milliards de dollars d’aide à l’Ukraine, à Israël et à Taïwan », développe le quotidien de la capitale.Au Chili, notre correspondante Naïla Derroisné est allée voir comment le président de gauche Gabriel Boric cherche à faire de son pays un leader de la transition vers les énergies renouvelables. Reportage dans le nord du pays.Un journaliste arrêté pour tentative présumée d’assassinat sur Nicolas MaduroC’est l’émoi au Venezuela après l’arrestation d’un militant, accusé de tentative d’assassinat contre le président Nicolas Maduro. Le Ministère public reproche à Carlos Julio Rojas d’être l’instigateur et « l’opérateur logistique » de l’opération. Cette opération présumée avait déjà donné lieu à l’arrestation avant cela de deux membres de « Vente Venezuela », le parti politique de l’opposante Maria Corina Machado. Le parti a dénoncé l’arrestation du journaliste et militant, « appréhendé près de chez lui par deux hommes à bord d’un véhicule gris sans plaque d’immatriculation », d’après le SNTP, le principal syndicat des journalistes vénézuéliens, cité dans Tal Cual Digital.Rojas était connu pour son activisme sur les réseaux sociaux, notamment lorsque la crise humanitaire faisait rage dans le pays et qu’il dénonçait à coup de vidéos le monopole qu’avaient certains groupes proches du pouvoir sur les biens devenus inaccessibles aux vénézuéliens moyens. C’est la troisième fois que le journaliste est appréhendé par les autorités, rappelle le média indépendant Efecto Cocuyo. Tenu au secret pendant plus de trois jours, il avait finalement été présenté devant un tribunal militaire, avant de passer plus d’un mois dans la prison militaire de Ramo Verde, la même enceinte où étaient détenus d’autres prisonniers politiques, rappelle Efecto Cocuyo. Depuis le début de l’année, au moins neuf personnes ont été incarcérées dans le pays pour avoir publié des messages sur les réseaux sociaux qui incommodent le pouvoir en place, souligne encore le média indépendant.Morceau musical : « Kingston Town », de UB40 (1990)

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  • Haïti : le quotidien de Cap-Haïtien raconté par nos envoyés spéciaux

    Haïti : le quotidien de Cap-Haïtien raconté par nos envoyés spéciaux0

    Nos envoyés spéciaux Vincent Souriau et Boris Vichith sont à Cap-Haïtien. Cette ville du nord d’Haïti où se trouve le seul l’aéroport encore en fonction du pays. Ils ont rencontré des Haïtiens résignés à quitter leur pays pour fuir la violence des gangs. Tristes de quitter leur pays, mais plus le choix : trop de violence, trop de turbulences, plus d’avenir à court terme en Haïti, pour ceux rencontrés par nos envoyés spéciaux à Cap-Haïtien. Il faut partir, il y a une forme de résignation. Dans l’ensemble, ce sont des familles aisées, qui ont les moyens de s’offrir un billet d’avion, qui ont des attaches sur le sol américain, et qui ont la chance d’aller chercher une vie meilleure à Miami ou à New York parce qu’Haïti leur est devenue invivable. Néanmoins, à Cap-Haïtien, pas de trace visible de la dégradation sécuritaire qui touche la capitale. On peut déambuler en ville sans problème, se rendre dans les commerces… Jusqu’ici, la vie suit son cours plus ou moins normalement. Mais la cherté de la vie et la crise économique pèsent : les prix qui montent, le carburant, les denrées alimentaires de base, les transports en commun. Colère des membres du conseil présidentiel de transitionVendredi 12 avril 2024, le conseil présidentiel de transition a été officiellement créé via un décret publié par le conseil des ministres, et paru dans Le Moniteur, le journal officiel d’Haïti. Mais ses neuf membres contestent le décret, « un véritable coup de tonnerre », peut-on lire dans Gazette Haïti. Les membres du conseil présidentiel de transition se disent « profondément choqués », selon le journal. Dans un communiqué, ils accusent le gouvernement haïtien démissionnaire d’avoir apporté « des modifications majeures » au décret et contestent donc sa validité, rapporte le Nouvelliste.Selon les neufs membres du conseil présidentiel, ces modifications dénaturent le projet. Ils accusent Ariel Henry et ses ministres de n’avoir « pas respecté leurs engagements », souligne Gazette Haïti, et de n’avoir « pas publié ni même mentionné » l’accord prévoyant la création de ce conseil. Ils appellent donc le gouvernement « à se rétracter », titre le journal, et à publier le décret original qu’avait initialement proposé le conseil présidentiel de transition. Donald Trump face à la justice américaineUn procès inédit s’ouvre ce lundi 15 avril : celui de Donald Trump, le premier procès en pénal visant un ancien président des États-Unis. Accusé de manipulation financière, il aurait dissimulé des versements d’argent à une actrice pornographique, Stormy Daniels, pour qu’elle taise leur liaison. Pour notre invité Jérôme Viala-Gaudrefroy, chargé de cours à Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye, Donald Trump va profiter de ce procès « pour changer le récit et se positionner en victime ». La stratégie de l’ancien président semble fonctionner, assure le chercheur, car « 30% des Américains croient en la théorie du complot selon laquelle Donald Trump s’est fait voler l’élection présidentielle de 2020 ». Alerte à la canicule dans plusieurs pays d’Amérique CentraleLa presse revient sur les chaleurs étouffantes de ces dernières semaines, dépassant dans certaines zones les 40°C, comme au Honduras. Selon la Prensa, si San Pedro, la capitale économique du pays, est généralement habituée aux températures élevées, « Ces temps-ci, peut-on lire dans le journal, la ville est comparable non pas aux portes de l’enfer, mais à ses chaudières. » La Prensa associe ces températures extrêmes à la déforestation. « Ou nous décidons de protéger nos forêts, ou nous nous dirigeons tout droit vers les chaudières du diable », écrit la Prensa en filant sa métaphore.Au Nicaragua, depuis le début de l’année, « presque 300 000 hectares de forêts sont partis en fumée dans le pays », s’inquiète La Prensa.La majorité des incendies se déclarent au nord du pays, selon le journal, et ils n’épargnent pas les zones protégées où vivent de nombreuses communautés indigènes. Selon nos confrères, ils sont provoqués par la technique du brûlis, qui consiste à défricher le sol par le feu, mais « cette technique ne fait pas partie de la culture indigène. Ces feux sont donc la preuve de l’avancée du grignotage dans les territoires indigènes protégés », alerte La Prensa. Le journal de la 1èreEn Guadeloupe, après plus d’une décennie d’arrêt, le chantier de réhabilitation du « Centre des arts et de la culture » à Pointe-à-Pitre va enfin redémarrer.

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  • Haïti : le Kenya réitère son engagement à participer à la mission multinationale

    Haïti : le Kenya réitère son engagement à participer à la mission multinationale0

    En Haïti, la situation continue de se dégrader. L’école professionnelle J.B Damier, dans le centre-ville de la capitale Port-au-Prince, a été pillée et incendiée, nous apprend le Nouvelliste. La transition politique peine à se mettre en place. Les Premiers ministres canadien et français Justin Trudeau et Gabriel Attal plaident ensemble pour une mise en œuvre rapide du conseil présidentiel de transition, selon les informations de Radio Télé Métronome. Le 12 mars, le Kenya a suspendu l’organisation de la mission multinationale de sécurité. Le Kenya a pourtant « réitéré son engagement à participer à cette mission », confirme Nicolas Delaunay, directeur pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique Australe de l’International Crisis Group. Mais le pays reste prudent : les autorités kenyanes se méfient du contexte instable en Haïti, et veulent prendre les précautions nécessaires pour que la mission se déroule au mieux tant du côté de la population haïtienne que du côté des soldats kenyans. Au vu de l’évolution de la situation en Haïti ces derniers mois, le Kenya a donc « demandé une nouvelle mission de reconnaissance pour évaluer les conditions du déploiement de ses forces », nous apprend Nicolas Delaunay.Réserves alimentaires bientôt épuiséesLa nourriture manque chaque jour un peu plus en Haïti. Les réserves alimentaires s’épuisent, et le Programme Alimentaire Mondial alerte dans un communiqué, relayé par Gazette Haïti, sur le niveau de ses stocks : ils risquent d’être épuisés d’ici la fin du mois d’avril. Pourtant, « l’insécurité alimentaire n’a jamais été aussi forte depuis le séisme de 2010 », souligne le communiqué.Le Mexique a déposé plainte devant la CIJ contre l’ÉquateurAprès l’intrusion, il y a quelques jours, de policiers dans l’ambassade mexicaine à Quito, le Mexique a saisi le Cour Internationale de Justice, devant laquelle le pays a déposé une plainte contre l’Équateur. Lors d’une conférence de presse partagée par La Jornada, la cheffe de la diplomatie mexicaine demande « que l’Équateur reconnaisse avoir violé ses obligations internationales, soit jugé et déclaré responsable du préjudice causé au Mexique. » Le gouvernement mexicain exige également des excuses publiques, et demande aux Nations Unies de suspendre l’Équateur si le pays ne s’y résout pas.La justice argentine accuse l’Iran d’avoir commandité deux attentatsTrente ans après les deux attentats les plus sanglant qu’ai connue l’Argentine, l’un en 1992 à l’ambassade d’Israël à Buenos Aires, et l’autre deux ans plus tard, contre l’association mutuelle israélite argentine, la justice a nommé un responsable. La justice argentine a estimé que ces deux attaques avaient été réalisée par le Hezbollah pour le compte de la république Islamique d’Iran. « Une décision historique, se réjouit Clarin, qui aura un impact mondial ».Le jugement qualifie l’Iran d’État terroriste et d’auteur d’un crime contre l’humanité, « qui pourra donc être puni dans n’importe quelle partie du monde et sans limite de temps », précise le journal.Mais selon un autre média, Pagina 12, « Il n’y a aucune preuve catégorique, car personne n’a été identifié : ni ceux qui ont fourni les explosifs, ni ceux qui ont acheté la camionnette, ni celui qui l’a conduit jusqu’au lieu de l’attentat ».Le journal affirme que les juges ont suivi l’alignement de Javier Milei avec les États-Unis et Israël. Une décision de justice qui s’apparenterait plutôt à « un cadeau de l’Argentine aux États-Unis et à Israël » peut-on lire, « qui sera inévitablement exploitée dans leur guerre contre l’Iran ».

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  • Haïti : les pillages et destructions n’épargnent pas les infrastructures sanitaires

    Haïti : les pillages et destructions n’épargnent pas les infrastructures sanitaires0

    Des images récentes ont montré des pharmacies dévastées ; les hôpitaux sont régulièrement ciblés par les groupes criminels. De nombreux centres de santé sont aujourd’hui fermés. Le dossier du jour est signé de notre correspondante à Port-au-Prince, Marie-André Bélange. Il reste de rares hôpitaux publics encore ouverts dans la capitale. Nos confrères du journal Le Nouvelliste publie un reportage à l’hôpital universitaire La Paix, très sollicité. « Ses capacités sont dépassées », nous décrit le rédacteur en chef Frantz Duval, en citant son directeur. Les défis auxquels est confronté cet hôpital sont une illustration supplémentaire de la situation catastrophique que vit le pays. Le Nouvelliste écrit, en s’appuyant sur un bilan établi par une ONG haïtienne, que jamais une transition n’avait été sanglante pour le peuple que celle dirigée par Ariel Henry, le Premier ministre démissionnaire.La Police Nationale Haïtienne aussi est démunie. Ses communications radio seraient en partie interceptées par les gangs. C’est une enquête à lire dans le média en ligne Ayibopost.Les cotons de la déforestationLes deux principaux vendeurs de vêtements au monde : les marques Zara et H&M épinglés par une enquête de l’ONG britannique Earthsight pour leur utilisation de coton cultivé sur des terres déforestées au Brésil. La forêt amazonienne et désormais la savane du Cerrado souffrent désormais de la déforestation, nous raconte Jeanne Richard du service environnement de RFI.Aux États-Unis, la presse s’attarde sur un cas de « gerrymandering »Il s’agit du redécoupage d’une circonscription pour favoriser son parti, ou toute autre manœuvre pour écarter les électeurs qui ne vous sont pas favorables à priori. À Miami, un juge a donné raison à des citoyens noirs qui s’estimaient lésés par la ville. Pour l’heure, la ville n’a pas le droit d’organiser de scrutin municipal l’an prochain dans les districts jugés inconstitutionnels, précise le Miami Herald.Extradition en Colombie d’un auteur de féminicideJaime Saade, l’assassin de la jeune Nancy Mestre sera-t-il dans l’avion qui doit l’emmener du Brésil en Colombie ce jeudi ? C’est ce que se demande la presse colombienne ce matin. L’affaire, relaté notamment dansla Razon, avait fait grand bruit en 1994, après que le fiancé de la jeune femme de 18 ans la viola, lui tira une balle dans la tête avant de la laisser agoniser pendant des jours, puis de prendre la fuite, pendant 29 ans !Morceau musical : “Mau Tai Road” issu du nouvel album du belge Bolis Pupul « Letter to you »

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  • Affaire Jovenel Moïse : Nenel Cassy auditionné !

    Affaire Jovenel Moïse : Nenel Cassy auditionné !0

    L’ancien sénateur des Nippes, Nenel Cassy, a comparu, ce jeudi 1er juin, par devant le juge instructeur Walter Wesser Voltaire, dans le cadre du dossier relatif à l’assassinat du président Jovenel Moïse survenu dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021.

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  • Circulation: plusieurs  morts dans un accident à Canapé-Vert

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    Plusieurs personnes ont été tuées cet après-midi dans un accident de la circulation à Canapé-vert. Le drame a eu lieu non loin du sous-commissariat.

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