Haïti-Crise: Jovenel Moïse entend le « cri du peuple », appelle à une trêve historique

Haïti-Crise: Jovenel Moïse entend le « cri du peuple », appelle à une trêve historique

Le président de la République, Jovenel Moïse, qui s’est adressé à la nation, dans la nuit du mercredi, a appelé à une trêve historique pour entamer les réformes institutionnelles, sociales et économiques indispensables au développement national.

Le 58ème locataire du Palais national a dit reconnaître la précarité dans laquelle vit la population. La paralysie de l’administration publique, des écoles, du commerce depuis des semaines, inquiète Jovenel Moïse.

Il s’est montré conscient de l’impossibilité pour de nombreuses familles de gagner leur vie quotidiennement à cause des troubles politiques récurrents.

Jovenel Moise dit reconnaître que la situation socio-économique et politique s’est aggravée depuis quelques mois à cause de l’incapacité des institutions chargées de mettre en place un gouvernement légitime capable d’améliorer les conditions sociales et économiques de la population qui, selon lui, vit dans l’insécurité.

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En outre, il a souligné avoir constaté comme de nombreux secteurs la faiblesse des institutions chargées de collecter les recettes de l’Etat. Des décisions sont déjà prises par le Premier ministre, Jean Michel Lapin, afin de résoudre ces problèmes en urgence.

Plus loin, Jovenel Moïse a dénoncé les dérives au sein de l’administration publique. « Cela ne peut plus durer», prévient-il.

Son discours a été aussi l’occasion d’appeler la justice à jouer son rôle afin de garantir la paix et la sérénité dans le pays. Il s’est dit préoccupé par le désespoir qui envahit de plus en plus chaque citoyen.

Jovenel Moïse a estimé que seul l’unité peut mettre Haïti sur le chemin du développement, tout en appelant en ce sens les forces politiques, sociales et économiques du pays à s’unir dans l’intérêt collectif.

Il a également fait remarquer que les problèmes auxquels fait face le pays ne peuvent être résolus par la violence et ni dans « l’ôte-toi de là que je m’y mette ».

Durant les 30 dernières années, la violence politique a détruit le pays, a-t-il reconnu. Il a invité les acteurs politiques à prendre le chemin du dialogue.

« À la violence politique, je me suispromis de ne pas répondre par la violence, mais par le dialogue », a insisté M. Moïse.

Par ailleurs, il a mis l’accent sur la nécessité de mettre en place un gouvernement d’union nationale qui, dit-il, aura la capacité d’adresser en urgence les problèmes du pays dont les élections, la révision de la constitution, l’énergie, la production nationale entre autres. Il a dit compter, pour ce faire, sur la participation de tous les secteurs de la vie nationale.

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