« L’arrestation d’Antonio Jules sans l’autorisation du président de la République est un acte illégal », déclare Me Madistin

« L’arrestation d’Antonio Jules sans l’autorisation du président de la République est un acte illégal », déclare Me Madistin

L’avocat Samuel Madistin est revenu sur le dossier de l’arrestation du délégué départemental du Nord, Antonio Jules, le 13 mai dernier.

Pour Maître Madistin, le juge instructeur chargé d’enquêter sur l’attaque perpétrée à Café-Trio au Cap-Haïtien, Emmanuel Vertilaire, avait besoin de l’autorisation du président de la République pour mettre sous les verrous le représentant de l’Executif dans ce département.

« Pour arrêter un haut fonctionnaire de l’État, il faut obligatoirement l’autorisation formelle du président de la République parce qu’Antonio Jules, en tant que « délégué départemental », est le représentant direct du président au sein du département, a avancé Maître Madistin.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Ce dernier croit que le juge instructeur avant d’entamer des poursuites judiciaires contre Antonio Jules aurait du acheminer une correspondance à Jovenel Moïse pour lui faire part de sa décision de décerner un mandat d’amener contre le délégué départemental toujours en fonction même s’il est inculpé de meurtre.

Commentant à la lumière de la loi la demande de la direction centrale de la police judiciaire de mettre en état l’actuel directeur départemental de l’Ouest, Pierre Richard Duplan, et le directeur général du ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales, Fednel Monchery, l’avocat Samuel Madistin a souligné que ces deux fonctionnaires de l’État ne peuvent être arrêtés dans l’autorisation formelle du président. Dans le cas contraire, ce serait un acte illégal, a fait remarquer l’homme de loi.

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