Manifestation anti-Jovenel : faut-il craindre un retour des pratiques lavalasiennes?

Manifestation anti-Jovenel : faut-il craindre un retour des pratiques lavalasiennes?

Ce n’est un secret pour personne que l’organisation politique Lavalas a son mode opératoire propre à elle. Quand il s’agit de prendre ou de sauvegarder le pouvoir, les Lavalasiens ne reculent pas devant les moyens; souvent les plus macabres.

Élimination physique de l’ennemi, destruction de ses biens, assassinat de caractère, les pratiques lavalasiennes sont connues de tous puisqu’opérées au su et au vu de tout le monde.

Aujourd’hui, l’affaire PetroCaribe semble avoir réveillé le vieux démon. La lutte des Petrochallengers de bonne ou de mauvaise foi est détournée ou en passe de l’être.

Mêlant leurs voix à celles des politiciens, les nostalgiques du pouvoir, les Petrochalengers réclament à tue-tête le départ anticipé et sans conditions de Jovenel Moïse.

Ce qui fait l’affaire des Lavalasiens qui en profitent des mobilisations pour régler leur compte au pouvoir en place et aux partisans de ce dernier, inventés ou supposés.

Sous l’administration de Michel Martelly et aujourd’hui encore, Radio Télé Ginen est perçue, à tort ou à raison, comme un média partisan du régime.

Et puisqu’en politique haïtienne « l’ami de l’ennemi est un ennemi « , des manifestants, sans ambages, s’en sont pris la semaine dernière aux matériels de Radio Télé Ginen, au moins huit de ses véhicules ont été incendiés ou endommagés.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

À la rue Chavannes, vendredi 14 juin, des pare-brises de véhicules appartenant à a Radio Télé Caraïbes ont été cassés. Un peu plus tôt dans la semaine, soit le 11 juin, le journaliste Rospide Pétion a été assassiné au Portail de Léogane.

Si certains mettent l’acte sur le compte de l’insécurité généralisée qui sévit dans le pays, d’autres, en revanche, veulent y voir l’empreinte d’un secteur politique bien déterminé.

Voilà des actes et des pratiques qui rappellent la période noire des années 2000.

3 avril 2000: Jean Léopold Dominique et son chauffeur, assassinés.

3 décembre 2001: Brignol Lindor, assassiné.

17 décembre 2001: incendie des locaux des partis politiques KID et OPL.

13 janvier 2003: attaque contre des stations de Radio.

La liste des attaques contre les vies et les biens perpétrées sous le régime lavalasien, arrivé à son crépuscule, est longue.

2019 avec ses vagues de manifestations violentes, ses attaques ou menaces contre des stations de Radio, contre des journalistes, nous rappelle les années 2000.

L’organisation politique Lavalas a-t-elle signé son retour?

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