Produits pétroliers : Facture salée pour les compagnies pétrolières

Produits pétroliers : Facture salée pour les compagnies pétrolières

Les compagnies pétrolières vont devoir débourser 250 mille dollars pour payer la pénalité requise pour la livraison des produits pétroliers. En raison d’un problème de stockage, les agents maritimes n’ont pas pu décharger les 250 mille barils de produits pétroliers commandés. Le président de la République, révolté face à cette situation, a annoncé ce lundi 22 juin , dans une sortie de presse, qu’il revient aux gens qui ont placé la commande de payer le demeurage.

À mesure que les jours passent l’information relative à une rareté artificielle des produits pétroliers dans le pays se confirme. Aujourd’hui c’est le locataire du Palais national qui est venu en parler à la population haïtienne. Jovenel Moïse souligne que le carburant est disponible sur le territoire national et que les importateurs ne peuvent les stocker.

« Nous avons un grand problème. Les importateurs ont importé 250 mille barils de produits pétroliers. Le bateau est arrivé avec la quantité demandée, alors que le pays a une capacité de stockage de 198 mille barils. Par conséquent, nous n’avons pas un endroit où stocker les 52 mille autres barils restant », a-t-il dit précisant que le bateau va rester dans le pays jusqu’au 29 juin. À chaque jour que ce bateau passe dans le pays, une somme de 25 mille dollars doit être versée aux exportateurs; la dette accumulée en raison de ce retard atteint 250 mille dollars.

Jovenel Moïse a indiqué cet argent ne sortira pas du trésor public. « Personne ne peut-être bénéficiaire de sa propre erreur. C’est un principe élémentaire de droit», a précisé le directeur général du BMPAD, Fils-Aimé Ignace Saint-Fleur, qui invite le secteur à assumer ses responsabilités en payant la pénalité de 250 mille dollars. Il assimile à de la méchanceté le fait que ces importateurs aient voulu faire croire à la population que l’institution qu’il dirige n’était pas en mesure de rendre les produits disponibles sur le marché local.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Le locataire du palais national se désole de cette situation. Il plaide en faveur d’une harmonie entre le secteur privée et l’Etat haïtien pour le bien-être de la population « Se pou nou rive jwenn yon antant paske peyi a bouke nan goumen ant leta ak sektè prive », a-t-il dit.

« Ce sont des profiteurs », a déclaré le ministre du Commerce et de l’industrie. La loi prévoit des sanctions contre tous ceux qui s’adonnent à la spéculation illicite. Jonas Coffy annonce que des mesures seront prises pour mettre fin à cette pratique. « Le bal est fini » a-t-il dit promettant de faire appliquer la loi du décembre 1946 qui vise à freiner le « Marché noir » dans le pays.

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  • Antoine Langomier
    22 juin 2020, 23:06

    La declaration laisse a’ desirer, "se pou nou rive jwen yon antant paske peyi a bouke nan goumen ant Leta ak sekte prive." L’Etat a cesse’ de jouer son role de REGULATEUR depuis des decennies. Le "secteur prive’" agit a’ sa guise a’ tous les points de vue. C’est la meme situation dans le secteur bancaire. Comment voulez-vous le taux de reference de la BRH est inferieur aux banques privees. Ce qui ne laisse pas indifferent l’economiste Labossiere. Marche’ libre, RENARD Libre.

    Ou pa ta di se vre, "le bal est fini." Il n’a pas les moyens de sa politique. Point barre.

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