Vive tension à Delmas 2 lors de l’audition de Yanick Joseph

Vive tension à Delmas 2 lors de l’audition de Yanick Joseph

Une situation de tension a régné cet après midi à Delmas 2 au moment de l’audition de la coordonnatrice du syndicat général de la PNH, Yanick Joseph, à l’inspection générale de la PNH.

Il est treize heures, nous sommes à Delmas 2, dans les locaux de l’inspection générale de la PNH. Sur la cour de l’institution, des dizaines de policiers, apportent leur soutien à la coordonnatrice du syndicat général de la PNH, Yanick Joseph, qui est dans les burreaux des inspecteurs depuis dix heures du matin en vue de répondre des faits qui lui sont reprochés.

Après plusieurs heures à poireauter en attendant leur cheffe de file, les policiers, brûlés d’impatience, entrent dans le bâtiment logeant l’IGPNH. Furieux, les protestataires ont cassé, sur leur passage, les vitres des fenêtres et brisé plusieurs meubles tels que: des bancs, bureaux, etc.

Quelques secondes après, ils ressortent, au cri de la victoire, avec Yanick Joseph qu’ils ont récupérée de force dans une salle d’interrogation. Une fois sur la cour, la coordonnatrice explique comment s’est déroulée la scène d’audition.

«J’ai dit à l’inspecteur qui me questionnait que je ne me sentais pas confortable avec lui. Ils ont décidé de désigner un autre inspecteur pour réaliser l’audition. Ils voulaient me mettre en mesure conservatoire mais j’ai riposté puisque je ne suis coupable d’aucune infraction», a-t-elle soutenu.

Bien que récupérée par ses frères d’arme, Yanick Joseph est débarrassée de son badge et son arme à feu. Pas question pour eux de laisser ces matériels aux mains des responsables de l’IGPNH. Ce qui, selon eux, serait une prevue de la revocation de leur camarade. Ils décident alors de rentrer à nouveau dans le bâtiment pour les reprendre.

Après avoir récupéré ses matériels de travail, Yanick Joseph, accompagnée de ses collègues du syndicat, quittent les locaux de l’inspection générale de la PNH dans un concert de cartouches. Ce qui a créé un vent de panique à Delams 2 et ses environs.

2 comments

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2 Comments

  • Julien Deroy
    8 février 2020, 02:47

    Quelle triste scène !

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  • Eddy Mitchell
    8 février 2020, 19:50

    Bravo à la PNH pour votre solidarité envers votre syndicat. ne lachez pas les BOYS.

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