L’Ukraine prête à signer un premier accord avec les Etats-Unis dans l’espoir de se concilier Donald Trump

L’Ukraine prête à signer un premier accord avec les Etats-Unis dans l’espoir de se concilier Donald Trump

Carrière d’extraction de titane dans la région de Jytomyr en Ukraine, le 26 février 2025. RAFAEL YAGHOBZADEH POUR « LE MONDE » Après deux semaines de tensions et de négociations, Kiev et Washington se sont entendus sur un projet d’accord-cadre sur les revenus de l’exploitation des ressources naturelles ukrainiennes. Ce texte n’est qu’une première étape avant un

Carrière d’extraction de titane dans la région de Jytomyr en Ukraine, le 26 février 2025.

Après deux semaines de tensions et de négociations, Kiev et Washington se sont entendus sur un projet d’accord-cadre sur les revenus de l’exploitation des ressources naturelles ukrainiennes. Ce texte n’est qu’une première étape avant un accord global, mais la visite du président Volodymyr Zelensky à Washington, vendredi 28 février, a été confirmée. Celui-ci devrait rencontrer son homologue américain, Donald Trump, pour signer le document et, espère-t-il, améliorer leurs relations. Le plus important, pour les Ukrainiens, reste de parvenir à se rapprocher du président américain, alors que ce dernier opère un revirement diplomatique vers la Fédération de Russie dans l’objectif de mettre un terme rapide à la guerre, quitte à mettre Kiev de côté.

Ce premier accord offre une victoire à Donald Trump, qui lui permettra de se présenter en bon négociateur auprès de son électorat. Pour Volodymyr Zelensky, dont le pays reste extrêmement dépendant du soutien américain, l’enjeu est de convaincre le président américain de ne pas laisser tomber l’Ukraine. Le refus de Kiev de signer une première version terriblement préjudiciable et dépourvue de contreparties sécuritaires avait provoqué la fureur du président américain. Celui-ci avait accusé son homologue ukrainien d’être un « dictateur sans élections », remettant en question sa légitimité. « Zelensky a intérêt à agir vite, sinon il ne lui restera plus de pays », avait-il affirmé dans un message acide et bourré de fausses informations sur les réseaux sociaux, le 19 février.

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Thomas dIstria
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