Mobilisations d’agriculteurs : plusieurs plaintes pour dégradations déposées après des actions de la Coordination rurale

Mobilisations d’agriculteurs : plusieurs plaintes pour dégradations déposées après des actions de la Coordination rurale

Des agriculteurs de la Coordination Rurale devant la préfecture du Lot-et-Garonne, à Agen, le 19 novembre 2024. NACHO DOCE / REUTERS Les préfets du Lot-et-Garonne et des Landes ainsi que l’Office français de la biodiversité dans la Creuse ont porté plainte pour des dégradations commises lors de mobilisations d’agriculteurs la semaine du 18 novembre, ont annoncé, lundi 25 novembre,

Des agriculteurs de la Coordination Rurale devant la préfecture du Lot-et-Garonne, à Agen, le 19 novembre 2024.

Les préfets du Lot-et-Garonne et des Landes ainsi que l’Office français de la biodiversité dans la Creuse ont porté plainte pour des dégradations commises lors de mobilisations d’agriculteurs la semaine du 18 novembre, ont annoncé, lundi 25 novembre, les institutions concernées.

La procédure marque une inflexion de la part du préfet du Lot-et-Garonne, Daniel Barnier, qui avait décidé de ne pas saisir la justice en février, après des actions à Agen de la Coordination rurale ayant entraîné 400 000 euros de frais de nettoyage selon la mairie. Il avait alors jugé que les dégâts n’étaient « pas significatifs ».

Lundi matin, « la préfecture de Lot-et-Garonne a déposé plainte pour la dégradation des portails de la DDT [Direction départementale des territoires], de la DDETSPP [Direction Départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des Populations] et de la cité administrative » lors de nouvelles actions menées à Agen la semaine dernière par la Coordination rurale, a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) le préfet, confirmant une information du journal Sud Ouest.

Il l’a fait « conformément aux consignes reçues du ministre de l’intérieur, recommandant l’accompagnement des manifestations dans le respect de la liberté de manifester, mais la plus grande fermeté dès lors qu’elles engendreraient des atteintes aux biens ».

Dans un télégramme daté de samedi et consulté par l’AFP, le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, rappelle aux préfets et aux patrons de la police et de la gendarmerie ses consignes pour empêcher que ces actions soient émaillées de « violence » ou donnent lieu « à des blocages prolongés ».

Trois enquêtes ouvertes dans les Landes

« Je vous demande de prendre toutes les mesures utiles dès le début de la semaine pour faire respecter ce cadre, notamment afin de dissuader et d’empêcher toute dégradation à l’encontre des bâtiments visés, et de protéger les personnels qui y travaillent », déclare le ministre dans ce document.

La préfecture des Landes a également confirmé à l’AFP le dépôt d’une plainte, jeudi dernier, pour un incendie volontaire la veille dans l’enceinte de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) lors d’une action de la Coordination rurale.

De son côté, le parquet a fait état lundi soir de « trois enquêtes », confiées au commissariat de Mont-de-Marsan, pour les « faits survenus au siège de la DDTM » mais aussi sur les sites de la « Mutualité sociale agricole » et de la centrale d’achats et plateforme de stockage Leclerc « Scalandes », visées par des dépôts sauvages.

Dans la Creuse, l’Office français de la biodiversité (OFB) a déposé deux plaintes à la suite d’incidents causés également par la Coordination rurale le 19 novembre dans ses locaux : lors d’une action du syndicat, une porte avait été brisée et plusieurs pièces saccagées. « Il y a une première plainte pour dégradations et une autre pour intimidations et menaces », a confirmé Morgan Pochoday, responsable départemental de l’OFB. De vifs échanges entre agriculteurs et représentants de l’Office avaient également émaillé cette action ponctuée d’un dépôt de détritus.

Le Monde avec AFP

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