Bavures policières répétitives : la FJKL tire la sonnette d’alarme

Bavures policières répétitives : la FJKL tire la sonnette d’alarme

Depuis quelques temps, on assiste à une répétition des bavures policières dans plusieurs zones du pays. Les journalistes, grands défenseurs des revendications des agents de l’ordre, n’en sont même pas épargnés. Consciente de cette situation et de la nécessité de la redresser, la “Fondasyon Je Klere” (FJKL) attire l’attention des acteurs concernés sur cette question.

Dans son dernier rapport intitulé “Libertés publiques et dignité de la personne humaine en Haïti : les Policiers haïtiens sont-ils au-dessus de la Constitution, des Lois de la République et des conventions internationales ratifiées par Haïti ?”, la FJKL a relevé une vingtaine de cas considérés comme des bavures policières, pour la période allant d’octobre 2019 à 13 mai 2020. Selon l’organisme de défense des droits humains, ces actes portent atteinte aux droits et à la liberté des citoyens.

Les dérives des agents de l’ordre interpellent la FLKL qui demande aux responsables de l’institution policière et aux autorités gouvernementales de respecter les engagements internationaux d’Haïti en matière de sécurité publique et de dignité humaine.

Dans ce document, la FJKL a souligné des cas de bastonnade, d’exécutions sommaires, de menaces verbales, d’attentat aux bonnes mœurs, d’usage abusif de la force, d’incendie et destruction de biens publics et privés, de traitement inhumain et dégradant, d’atteinte aux droits et libertés des citoyens. “Ces forfaitures caractérisent désormais les pratiques de la PNH qui semble avoir les coudées franches pour agir dans l’impunité la plus totale”, a relaté Me Samuel Madistin, président de la FJKL, dont le cabinet a été attaqué lors des mouvements de protestations de certains policiers.

Selon l’organisme de défense des droits humains, cette décadence constatée au sein de l’institution policière est due, entre autres, à une absence de commandement et d’autorité. “Ce sont les autorités politiques qui décident des actions à mener au niveau de la Police”, a écrit la FJKL, déplorant la manière dont le droit à la formation du syndicat de la PNH a été accordé aux policiers protestataires.

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