Dysfonctionnement des tribunaux: l’ANAMAH et l’APM pressent les autorités d’agir

Dysfonctionnement des tribunaux: l’ANAMAH et l’APM pressent les autorités d’agir

Les activités sont paralysées dans le pays depuis six semaines. Les institutions peinent à fonctionner. Les portes des tribunaux sont restées fermées pour le plus grand malheur des justiciables. Dans ce contexte, des associations du secteur de la justice sortent de leur mutisme pour presser les autorités étatiques d’agir afin de trouver un dénouement à la crise qui secoue le pays.

L’Association Nationale des Magistrats Haïtiens et l’Association Professionnelle des Magistrats, dans une note de presse, datée du 26 octobre disent regretter que la justice, gardienne des libertés individuelles et des droits des citoyens, ne puisse pas, à cause de l’incapacité des autorités gouvernementales à garantir la sécurité sur tout le territoire de la République, continuer à remplir ses missions constitutionnelles et légales.

Les autorités étatiques étant dans l’incapacité de maintenir un climat sécuritaire dans le pays est la cause que des personnes interpellées ou arrêtées par les forces de l’ordre pendant la crise n’aient pas pu être entendues par les autorités judiciaires compétentes aux fins de se pencher sur leur sort.

« De telle situation constitue une violation flagrante des droits de la personne humaine et conséquemment un accroc à l’Etat de droit », ont souligné l’ANAMAH et l’APM.

Barbancourt

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Par ailleurs, l’Association Nationale des Magistrats Haïtiens et l’Association Professionnelle des Magistrats déplorent le fait que des tribunaux aient été attaqués pendant cette période d’effervescence politique notamment le Tribunal de Paix de Jacmel, les Tribunaux de Première Instance de Petit-Goâve, de St-Marc et d’Aquin, le dernier en date (incendié dans la nuit du 25 au 26 octobre 2019).

Ces organisations dénoncent, en outre, des attaques perpétrées par des individus malintentionnés contre un substitut commissaire du gouvernement du Parquet près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince et une juge de Paix au Tribunal de Paix de Kenscoff.

L’ANAMAH et l’APM exhortent les magistrats à rester chez eux jusqu’à ce que leur sécurité soit garantie tout en appelant à une issue favorable de la crise allant dans le sens de l’intérêt du peuple haïtien.

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