Haïti-Environnement : La mauvaise gestion des ordures en Haïti, un problème lié à l’éducation

Haïti-Environnement : La mauvaise gestion des ordures en Haïti, un problème lié à l’éducation

À l’heure où le monde parle de villes intelligentes et de révolution numérique, Haïti de son côté fait face à un problème majeur d’insalubrité et de mauvaise gestion des ordures. Pourtant, sur un autre axe, les engagements internationaux de l’État haïtien en matière de protection de l’environnement et d’autres initiatives liées aux problèmes environnementaux se multiplient.

Haïti a ratifié l’accord de Paris sur le climat en décembre 2015 lors de la COP21, de même que la Convention cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), le 18 août 1996. De plus, nombreux sont les alinéas de la Constitution de 1987, du Code rural, du décret du 12 octobre 2005 et tant d’autres textes qui justifient les engagements et les responsabilités de l’État haïtien en terme de protection de l’environnement.

Sans oublier, en 2017, sous le leadership de l’ancien Premier Ministre Laurent Salvador Lamothe, Haïti a participé à la création de la première « zone climatique intelligente » du monde dans le but de protéger la région des Caraïbes et de créer une nouvelle économie basée sur l’infrastructure climatique intelligente.

Pourtant malgré tout, la Première République noire libre se trouve aujourd’hui parmi les pays les plus à risque et les plus sales du Globe. Mais pourquoi ?

Suite à plusieurs analyses, constats et expériences effectués à travers les 10 départements du pays, sans compter les multiples consultations effectuées auprès de personnes intéressées par la problématique de l’insalubrité en Haïti, nous sommes parvenus à la déduction que le problème est mal posé. Aucun problème ne peut être résolu si les fondements ne sont pas touchés.

Si l’éducation a pour vocation de transmettre et de pérenniser les valeurs d’un peuple ou d’une Nation, l’hygiène est donc une valeur indispensable à toute société qui tant vers la civilisation et la modernité. À cela s’ajoute le goût de l’esthétique qui est un complémentaire de l’hygiène. Et les deux mis ensemble produisent ce sentiment de bien être que l’on ressent lorsque qu’on marche à l’ombre de la Statue de la liberté à Manathan, de même lorsqu’on contemple la Tour Effeil en France.

Mais semble-t-il que les fondements même du système éducatif haïtien sont à refaire si aujourd’hui en 2020, Haïti se liste dans le classement des pays les plus sales du monde ?

Encore une fois, le problème d’éducation s’impose. Si les enfants d’aujourd’hui sont effectivement les dirigeants de demain, alors la qualité de l’éducation nationale détermine la nature des citoyens et des dirigeants que produit un pays. Partant de ce postulat, l’évidence demeure que l’éducation fournit à la population haïtienne ne contribue pas à construire des citoyens engagés et responsables, bien imbus de l’importance de l’environnement et de leurs devoirs envers sa protection.

Considérons aujourd’hui que des gens de toutes les couches sociales et de toutes les catégories, incluant des intellectuels, s’amusent à salir les rues et les chaussées en y jetant les déchets de tout ce qu’ils consomment. Si la grande majorité des haitiens ne s’entendent pas pour faire fonctionner le pays, mais au moins ils se sont mis ensemble pour le salir et le transformer en poubelle.

En revanche, si un problème identifié est à moitié résolu, peut-on aussi considérer que la première ligne dans la résolution du problème d’insalubrité en Haïti réside dans la redéfinition du système éducatif dans un sens très large et inclusif.

La notion de protection de l’environnement doit être diffusée sur tout le territoire du pays à un haut débit. L’État doit s’engager davantage sur la responsabilisation des citoyens à travers de grandes campagnes de sensibilisation. Toutes les couches de la société doivent donc s’impliquer dans ce plaidoyer pour un pays propre et beau.

« La nature de l’éducation que vous offrez aujourd’hui à vos citoyens détermine le pays vous aurez demain. »

 

 

Stevens Grégor Gabriel, dit L’Archange

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