Lutte contre la corruption : « Je Klere » sensibilise sur la déclaration de patrimoine

Lutte contre la corruption : « Je Klere » sensibilise sur la déclaration de patrimoine

La fondation « Je Klere » a lancé, ce mardi 14 mai 2019, une campagne de sensibilisation sur la loi du 20 février 2008 portant sur la déclaration de patrimoine afin de combattre la corruption dans le pays, véritable frein contre le développement.

Depuis sa publication dans le journal officiel Le Moniteur, le 20 février 2008, cette loi qui vise à combattre la corruption et l’enrichissement illicite n’est pas respectée, constate Marie Yolène Gilles de la fondation « Je klere ».

Les instances concernées n’agissent pas pour favoriser l’application de ce texte de loi, ce qui favorise l’enrichissement illicite dans le pays.

De 2008 à 2018, seulement 10.77% des chefs d’Etat, des Premiers ministres, des ministres et d’autres grands commis de l’Etat ont fait la déclaration de leur patrimoine.

Le constat est plus alarmant chez les députés et les sénateurs. Les élus du peuple violent systématiquement des dispositions de la loi portant déclaration du patrimoine.

Barbancourt

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De février 2008 à février 2018, quatre législatures se sont succédé. Selon l’enquête de la ‘’Fondasyon Je Klere ‘’, 93% des sénateurs de la République n’ont pas fait de déclaration de patrimoine à leur entrée en fonction et 97% ne l’ont pas fait à leur sortie de fonction.

A la Chambre basse au cours de la même période, 81% des députés n’ont pas fait leur déclaration de patrimoine à leur entrée en fonction et 93 % ne l’ont pas fait non plus à leur sortie de fonction.

En ce qui concerne les autres élus, 97% des maires n’ont pas fait de déclaration de patrimoine ; 99.75% des CASEC n’ont pas fait de déclaration ; aucun caissier payeur des mairies n’a fait de déclaration de patrimoine.

Toujours selon l’enquête de la ‘’’Fondasyon Je Klere’’ presque tous les responsables et fonctionnaires de l’Etat assujettis à cette disposition de cette loi l’ont violée à l’exception des agents de l’ULCC. En effet, 100% des agents de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) ont déclaré leur patrimoine.

La représentante des droits humains qui croit qu’il est urgent de renverser la donne invite les citoyens à s’impliquer pour réclamer l’application de cette loi. C’est en ce sens que la Fondation a lancé aujourd’hui cette campagne de sensibilisation qui touchera les dix départements du pays autour de ce dossier.

A l’issue de cette campagne, Marie Yolène Gilles prévoit d’envoyer une pétition signée par des citoyens aux autorités afin de les presser à agir pour faire appliquer la loi du 20 février 2008.

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