Nos mères, des héroïnes sans super pouvoir !

Nos mères, des héroïnes sans super pouvoir !

Les mamans sont des héroïnes non en raison d’un super pouvoir, mais à cause de leur combativité, de l’amour sans faille pour leurs enfants. Ces rudes travailleuses au quotidien souffrent, galèrent et ne se reposent que quelques heures… Extraordinaire !

En Haïti comme dans de nombreux pays, le dernier dimanche du mois de mai est consacré en l’honneur des mères. En cette occasion, la rédaction de Haïti 24 ne se contentera pas de souhaiter une bonne fête aux mères haïtiennes ou chanter leurs multiples qualités, nous faisons, de fait, un plaidoyer pour ces femmes décrites comme des « Poto mitan » (pierre angulaire, incontournable pour la bonne marche du foyer).

Les femmes d’Haïti sont connues pour leur capacité à mener au quotidien de nombreux combats pour joindre les deux bouts. Il en ressort un trait caractéristique depuis des décennies. Les filles haïtiennes sont élevées pour se sacrifier une fois devenue mère pour leurs familles (mari et enfant). D’où l’identification à un « Poto mitan » qui traduit la résilience des femmes haïtiennes en particulier les mères et cache bien une sombre réalité, souvent, l’agonie des femmes vulnérables.

Des femmes vivant dans une misère atroce qui ne sont pas assistées par l’État, des femmes qui évoluent en milieu rurale qui aimeraient avoir accès au crédit, des femmes battues qui sont souvent considérées comme des bourreaux….. une pensée populaire laisse croire que plus on a souffert plus on est une bonne mère. Cependant, les forces vives de la nation devraient mener un véritable plaidoyer pour demander à l’Etat haïtien de voler au secours des mères haïtiennes issues des horizons divers afin d’alléger leur sort.

En attendant que ce changement soit opéré, l’auteure de ce texte souhaite bon courage à toutes les mères haïtiennes, incomprises, malmenées, désobligées qui se taisent pour se peaufiner à l’image que la société a tracé pour elle.

En réalité, nous avons des mères qui pleurent en silence et qui, toujours, vous livreront un sourire qui cache toutr leur peine. Ce texte est un plaidoyer de plus pour un meilleur encadrement de nos mères haïtiennes.

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