Politique étrangère: sommes-nous dans l’improvisation?

Politique étrangère: sommes-nous dans l’improvisation?

L’administration de Jovenel Moïse ne cesse de nous surprendre par ses décisions abracadabrantes vis-à-vis du Venezuela. Après avoir tourné le dos à Nicolas Maduro dont le 58ème locataire du Palais national avait allègrement salué la réélection, Haïti déclare aujourd’hui reconnaitre le président vénézuélien autoproclamé, Juan Guaido. La ‘’bêtise jovenélienne’’ est portée à son comble !
‘’Je peux vous dire, d’entrée de jeu, qu’Haïti a effectivement sponsorisé la déclaration débattue lors du conseil permanent extraordinaire de l’OEA’’, a confirmé l’ambassadeur du pays à l’organisation des Etats américains au journal Le Nouvelliste.

Aujourd’hui, par suivisme et impuissance, l’administration de Jovenel Moïse s’est rangée aux cotés des Etats-Unis, du Brésil et de l’Argentine entre autres, les pays portés vers la droite, aux dépens des liens historiques qui font d’Haïti et du Venezuela des ‘’frères siamois’’, notamment en matière de respect des valeurs telles : la liberté, la souveraineté.

Comme si l’on pouvait rétablir la démocratie en s’autoproclamant président, Jovenel Moïse, en qui même le citoyen lambda voit une marionnette entre les mains de l’Oncle Sam, a déclaré son amour, par le biais de sa représentation, à l’opposant du successeur d’Hugo Chavez.

Jovenel Moïse ne se présentait-il pas comme un démocrate forcené, donc partisan de la prise du pouvoir par voie des urnes ? N’y était-il pas allé jusqu’à la suppression des privilèges de Jocelerme Privert parce que celui-ci était le chef d’une administration provisoire ?

A tout point de vue, à l’intérieur comme à l’extérieur, Jovenel Moïse exsude l’incohérence.

Les décisions d’Haïti contre le pays ami d’Haïti, propriétaire de la vache à lait PetroCaribe, le Venezuela, participent de la mesquine volonté de Jovenel Moïse de sauver son mandat présidentiel.

N’étant pas pouvoir amener l’opposition à s’asseoir avec lui, l’amateur politique s’attire les bonnes grâces de la première puissance mondiale qui le traine comme un mouton de panurge.  

A l’échelle nationale comme à l’échelle internationale, nous sommes en plein dans le règne de l’improvisation la plus totale.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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