Qui volera au secours des PME?

Qui volera au secours des PME?

Elles sont nombreuses les entreprises ayant mis la clé sous la porte en 2019. En effet, le « pays lock » a eu des conséquences lourdes sur l’état de santé des entreprises. Néanmoins, les plus à plaindre restent tout de même les Petites et Moyennes Entreprises (PME), particulièrement celles engagées par des prêts de diverses institutions comme les caisses populaires et les micro-crédits.

Notre rédaction part à la rencontre de Vakson Belony, PDG de Fraternity Brokerage Service qui offre ses services dans le dédouanement (import-export) depuis maintenant neuf ans en Haïti. À ses débuts, selon les dires de Vakson Belony, l’entreprise a dû confronter pas mal de difficultés pour s’imposer dans un milieu monopoliser par un groupe particulier d’hommes au pouvoir. Par ailleurs, tant bien que mal, il est parvenu à établir une relation de confiance avec la clientèle de son entreprise. Toutefois, ce dernier va se heurter au mouvement « pays lock » en 2018 et 2019.

Le « pays lock » pour Fraternity Brokerage Service a été une période rouge. Les contraintes, notamment l’inactivité des institutions comme la douane, l’inexistence de la circulation des voitures, ont fait perdre de fortes sommes d’argent à l’entreprise qui s’est vite retrouvée dans l’incapacité à garder tous ses employés. Face à cela, le PDG de Fraternity Brokerage Service, M. Vakson Belony, dit avoir été obligé de mettre en disponibilité certains de ses employés. “Une option qui ne l’enchantait guère”, pour reprendre ses mots. Cependant, M. Belony a poursuivi en expliquant que cela a été nécessaire à la survie de l’entreprise.

Barbancourt

le rhum des connaisseurs

Le cas de Fraternity Brokerage Service n’est pas singulier. Bon nombres d’entreprises (PME) ont dû licencier certains de leurs employés pour survivre à la crise politique augmentant ainsi le taux de chômage en Haïti. D’autres ont carrément mis la clé sous la porte. Face à une telle situation, quel est le rôle de l’État ? Comment les PME vont-elles survivre si les turbulences liées à la crise politique persistent en 2020 ?

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