Victime du séisme du 12 janvier 2010, l’UFMORH adresse des reproches à l’État haïtien 10 ans après.

Victime du séisme du 12 janvier 2010, l’UFMORH adresse des reproches à l’État haïtien 10 ans après.

En prélude à la commémoration du violent tremblement de terre du 12 janvier 2010, plusieurs structures organisées de la vie nationale évaluent les avancées post-seisme. Du lot: l’Union des Femmes à Mobilité Reduite d’Haiti(UFMORH).

Dans une conférence de presse prononcée ce vendredi 10 Janvier 2020, la Coordonatrice Générale de l’Union des Femmes à Mobilité Reduite d’Haiti, Soinette Désir, a critiqué l’État haïtien qui, 10 après ans, n’est pas encore en mesure de donner le nombre de personnes handicapées sur tout le territoire national. 10 ans après la ratification de la Convention relative aux Droits des Handicapés, les autorités n’ont pas reussi à instaurer une banque de matériels, comme des chaises à roulette adaptées aux services des personnes handicapées, regrette la coordonatrice.

Le visage inondé de désespoir, Mme Desir reproche la lenteur et l’insouciance des autorités qui trainent à rendre accessibles aux handicapés les institutions étatiques.

« Même au Palais national, le bureau du secrétaire général aux personnes handicapées n’a pas une rampe mobile » se désole Mme Désir. Si même au Palais national l’accès est difficile aux personnes à mobilité reduite, quelles autres institutions privées ou publiques auraient fait mieux? se questionne Soinette Desir.

La cheville ouvrière de l’Union des Femmes à mobilité Reduites D’Haiti( UFMORH) demande à l’Etat haïtien d’appliquer la loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées en vue de leur intégration scolaire, professionnelle et sociale, de disposer d’une banque de matériels adaptés aux handicapés, et de veiller aux normes de constructions dans le pays pouvant assurer l’accessibilité des personnes handicapées qui depuis 10 ans peinent á trouver un meilleur traitement et souhaitent vivre dans la dignité.

Par: Junior Luc

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  • Antoine Langomier
    11 janvier 2020, 13:28

    Bien avant le tremblement de terre, l’Etat n’existait pas. Martelly et Jovenel ont fait leur temps sans rien faire dans le sens de REMANBRE l’Etat. En ce sens, Mme Soinette Desir a botte’ en touche. Pour le moment, le combat doit se Limiter a’ mettre en place l’Etat. On ne peut pas critiquer une Structure qui n’existe pas. Si je ne suis pas dans la page, les autres Malandrins de "peyi lok" peuvent affirmer le contraire. Ils voulaient prendre la place de Jovenel et ses associe’s, dit-on, pour changer le SYSTEME. Cela signifie sous Jovenel, l’Etat rachitique de Preval reste intact. L’Etat continue d’etre JOKO et POPOT bannann, a’ la pleine satisfaction des compagnies de BLACKOUT.

    Hier et aujourd’hui, je suis Solidaire des victimes de l’inexistence de l’Etat. Point barre.

    La lutte pour l’avenement de l’ETAT continue, mais non pas dans le style de "peyi lok" pour imposer Privert II. Apres de Tatonnement et d’incurie, Jovenel Moise, c’est deja du passe’.

    Je salue la Memoire des victimes de l’ "Etat" Et pour parodier le Rev. ArchbishopThomas WENSKI, "se pa fot BONDYE ki fe tout moun sa yo te Mouri 12 janvye 2010, men se NEGLIJANS lom ak KORIPSYON." (Holy Family Cathilic Church, North Miami, le 10 janvier 2020, 8:30 PM).

    La lutte continue…

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