Haïti fait face à la pire crise de déplacement de son histoire, avec 1,4 million de personnes contraintes de fuir leur domicile, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). La violence des gangs, qui contrôlent une large partie de Port-au-Prince, a forcé des milliers de familles à se réfugier dans le Plateau Central et l’Artibonite, où se concentre la majorité des déplacés.
Le nombre de sites improvisés a explosé, passant de 142 à 238 en moins d’un an. Ces lieux sont souvent surpeuplés, sans accès à l’eau, aux soins ou à la nourriture. Environ 85 % des déplacés sont hébergés par des familles d’accueil déjà en difficulté.
La situation s’aggrave avec le retour forcé de plus de 207 000 Haïtiens expulsés de République dominicaine cette année. L’OIM appelle à une mobilisation urgente de l’État haïtien et de la communauté internationale pour éviter un effondrement humanitaire.


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