Le président vénézuélien Nicolás Maduro a surpris en se disant « prêt » à engager des discussions avec les États-Unis sur la lutte contre le narcotrafic et sur le pétrole. Cette déclaration a été faite lors d’une interview accordée à la télévision publique, diffusée le jeudi 1ᵉʳ janvier, dans un contexte de tensions persistantes entre Caracas et l’administration du président américain Donald Trump
.
Au volant d’une voiture, le chef de l’État vénézuélien a affirmé être disposé à des « pourparlers sérieux » si Washington le souhaite. « S’ils veulent engager des discussions sur un accord de lutte contre le trafic de drogue, nous sommes prêts », a-t-il déclaré.
Nicolás Maduro a également évoqué le secteur énergétique, pilier de l’économie vénézuélienne, en affirmant que son pays était ouvert aux investissements américains. « S’ils veulent du pétrole du Venezuela, le Venezuela est prêt pour des investissements américains, comme avec Chevron, quand ils le veulent, où ils le veulent et comme ils le veulent », a-t-il ajouté.
Ces propos contrastent avec la ligne dure affichée depuis des mois par les autorités vénézuéliennes face aux pressions de Washington. L’administration Trump accuse en effet Nicolás Maduro d’être impliqué dans le narcotrafic et a renforcé sa présence militaire dans les Caraïbes, avec le déploiement d’une flottille de guerre.
Cette escalade a déjà eu des conséquences concrètes, notamment des frappes contre plusieurs bateaux en provenance du Venezuela et la saisie d’au moins deux navires transportant du pétrole. Dans ce contexte, la main tendue du président vénézuélien interroge : simple tactique diplomatique ou véritable inflexion stratégique d’un régime longtemps campé sur une posture de confrontation avec les États-Unis.


Taux de change





