Les États-Unis se retirent de 66 organisations internationales, dont 31 de l’ONU

Les États-Unis se retirent de 66 organisations internationales, dont 31 de l’ONU

Donald Trump a officialisé le retrait immédiat des États-Unis de 66 organisations internationales, à travers un décret présidentiel signé ce mercredi 7 janvier 2025. Le président américain estime que ces institutions sont « coûteuses, inefficaces et nuisibles ». Cet acte de désengagement concerne notamment 31 entités relevant du système des Nations Unies, marquant une rupture brutale avec le multilatéralisme et privant l’ONU de l’un de ses principaux bailleurs de fonds.

Donald Trump a officialisé le retrait immédiat des États-Unis de 66 organisations internationales, à travers un décret présidentiel signé ce mercredi 7 janvier 2025. Le président américain estime que ces institutions sont « coûteuses, inefficaces et nuisibles ». Cet acte de désengagement concerne notamment 31 entités relevant du système des Nations Unies, marquant une rupture brutale avec le multilatéralisme et privant l’ONU de l’un de ses principaux bailleurs de fonds.

Dans le détail, les États-Unis se retireront de 66 organisations, parmi lesquelles figurent 31 institutions onusiennes, dont : le Département des affaires économiques et sociales ; le Conseildes affaires économiques et sociales ; le Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) – Commission économique pour l’Afrique ; l’ECOSOC – Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes ; l’ECOSOC – Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique ; l’ECOSOC – Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale ; la Commission du droit international ; le Mécanisme international résiduel pour les tribunaux pénaux ; le Centre du commerce international ; le Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique ; le Bureau du Représentant spécial du Secrétaire général pour les enfants dans les conflits armés ; le Bureau du Représentant spécial du Secrétaire général chargé de la question des violences sexuelles commises en période de conflit ; le Bureau du Représentant spécial du Secrétaire généralchargé de la question de la violence contre les enfants ; la Commission de consolidation de la paix ; le Fonds pour la consolidation de la paix ; le Forum permanent sur les personnes d’ascendance africaine ; l’Alliance des civilisations des Nations Unies ; le Programme de collaboration des Nations Unies pour la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement ; la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) ; le Fonds des Nations Unies pour la démocratie ; Énergie des Nations Unies ; l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes) ; la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) ; le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) ; l’Institutdes Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR) ; Océans des Nations Unies ; le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) ; le Registre des armes conventionnelles des Nations Unies ; le Conseil des chefs de secrétariat des Nations Unies pour la coordination ; l’École des cadres du système des Nations Unies ; Eau des Nations Unies ; ainsi que l’Université des Nations Unies.

Justifiant cette décision, le Département d’État américain affirme que « l’administration Trump considère ces institutions comme superflues, mal gérées, inefficaces, sources de gaspillage et contrôlées par des acteurs poursuivant des objectifs contraires aux intérêts des États-Unis, voire menaçants pour la souveraineté, les libertés et la prospérité générale de la nation ».

« Le président Trump est clair : il n’est plus acceptable de consacrer les ressources et les efforts du peuple américain à des institutions qui ne produisent aucun résultat probant. L’époque où des milliards de dollars issus de l’argent des contribuables étaient gaspillés au profit d’intérêts étrangers, au détriment de notre population, est révolue », a poursuivi le Département d’État.

Washington soutient également que ces organisations chercheraient activement à restreindre la souveraineté américaine. « Leur action est menée par les mêmes réseaux d’élites et par un système multilatéral d’ONG que nous avons commencé à démanteler avec la fermeture de l’USAID », ajoute encore le Département d’État.

Par ailleurs, l’administration américaine réaffirme sa nouvelle ligne diplomatique « Nous cesserons de gaspiller des ressources, du capital diplomatique et le poids de notre participation dans des institutions qui ne servent pas nos intérêts ou qui y sont contraires. Nous rejetons l’inertie et l’idéologie au profit de la prudence et de la détermination. Nous privilégierons la coopération lorsqu’elle est bénéfique pour notre peuple et resterons fermes dans le cas contraire. »