La « solution à deux Etats » est le seul règlement possible du conflit israélo-palestinien qui soit conforme au droit international. La Cour internationale de justice a en effet confirmé l’unité du « territoire palestinien occupé » par Israël en 1967, territoire sur lequel le droit à l’autodétermination du peuple palestinien continue d’être nié. Ce territoire ne correspond qu’à 23 %
La « solution à deux Etats » est le seul règlement possible du conflit israélo-palestinien qui soit conforme au droit international. La Cour internationale de justice a en effet confirmé l’unité du « territoire palestinien occupé » par Israël en 1967, territoire sur lequel le droit à l’autodétermination du peuple palestinien continue d’être nié. Ce territoire ne correspond qu’à 23 % de la Palestine historique, pour 77 % à Israël dans les frontières de sa reconnaissance internationale en 1949. La « solution à deux Etats » est donc très favorable aux Juifs israéliens puisqu’elle leur attribue plus des trois quarts d’un espace partagé avec le peuple palestinien, pourtant aussi nombreux qu’eux.
Un tel déséquilibre acte la défaite historique du nationalisme palestinien face à un nationalisme israélien infiniment plus puissant. Mais, plutôt que de solder définitivement le contentieux entre les deux peuples, Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien, préfère consolider aux côtés d’Israël trois entités distinctes, afin d’enterrer toute perspective d’Etat palestinien.
Un territoire annexé de fait ou en droit
Outre les 77 % sur lesquels est établi son territoire souverain, Israël a annexé 14 % de la Palestine historique, officiellement à Jérusalem-Est (0,5 %) et de fait en Cisjordanie (13,5 %). L’annexion de Jérusalem-Est n’a été reconnue que par sept Etats membres des Nations unies, les Etats-Unis (sous Donald Trump en 2017), puis le Guatemala, le Honduras, le Paraguay, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Fidji et les Samoa. Les près de 400 000 Palestiniens de Jérusalem-Est n’ont le droit de vote qu’aux élections municipales et cohabitent avec plus de 200 000 colons israéliens.
Quant à la partie de la Cisjordanie qu’Israël a de fait annexée, elle correspond à la zone C des accords israélo-palestiniens de 1993-1995. Quelque 300 000 Palestiniens s’y trouvent en minorité face à un demi-million de colons israéliens, installés dans 141 colonies (illégales en droit international) et 224 « avant-postes » (illégaux en droit israélien). Les plus de 700 kilomètres de mur érigés par les autorités d’occupation visent à retrancher ce territoire annexé de fait du reste de la Cisjordanie.
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