Le Réseau National des Médias en Ligne (RENAMEL) condamne fermement le décret adopté le 31 décembre 2025 par le Conseil Présidentiel de Transition, relatif à la liberté d’expression et aux délits de presse, dans un communiqué de presse ce mercredi 4 février 2026. L’organisation estime que ce texte porte gravement atteinte à un droit fondamental garanti par la Constitution et conquis au terme de longues luttes démocratiques.
Selon le RENAMEL, le contenu du décret révèle une méconnaissance profonde des réalités du secteur médiatique. L’institution affirme qu’aucun acteur crédible de la presse haïtienne n’a véritablement contribué à son élaboration, soulignant que le document ne répond ni aux besoins ni aux revendications des journalistes.
Le RENAMEL considère également que ce cadre juridique vise avant tout à protéger les dirigeants actuels après leur départ annoncé du pouvoir. Il critique notamment une définition restrictive du journalisme, jugée incohérente, ainsi que des dispositions finales qui entrent en conflit avec les principes fondamentaux de la hiérarchie des normes juridiques.
Face à ce qu’il qualifie de tentative de bâillonnement, le RENAMEL appelle les professionnels des médias et les organisations de la société civile à se mobiliser. Il plaide pour un large débat public afin de bloquer l’application d’un texte perçu comme dangereux pour la démocratie et la liberté de la presse en Haïti.


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