Fin du CPT : la nécessité d’un grand ménage gouvernemental

Fin du CPT : la nécessité d’un grand ménage gouvernemental

Ce 7 février marque la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), une structure à neuf membres dans l’histoire politique récente du pays. Investi de deux missions essentielles rétablir la sécurité et organiser des élections le CPT quitte la scène sans avoir répondu aux attentes fondamentales de la population.

L’insécurité s’est aggravée, les échéances électorales n’ont pas été respectées et la crise de gouvernance s’est installée durablement.

Au-delà de cet échec collectif, le Conseil a également laissé en héritage une administration publique fragilisée. Durant les 24 derniers mois, des ministres, directeurs généraux ont été nommés sous l’influence directe de la présidence ou de certains conseillers. Pour beaucoup, ces responsables se sont contentés de jouir des privilèges liés à leurs fonctions, sans résultats tangibles, ni vision claire au service de l’intérêt général.

Pire encore, la sortie du CPT s’effectue dans un climat de soupçons, la majorité de ses membres étant éclaboussés par des scandales de corruption. Ils quittent le pouvoir par la petite porte, laissant un Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, désormais seul aux commandes, avec le soutien affiché de la communauté internationale.

Dans ce nouveau contexte, l’immobilisme n’est plus une option. Après le 7 février, le Premier ministre est attendu sur des décisions fortes. Un vaste ménage au sein de l’administration publique s’impose. Les ministres et directeurs généraux inefficaces, absents ou discrédités doivent être remerciés, au profit de profils compétents, intègres et orientés vers les résultats.

La transition ne peut réussir sans rupture. Restaurer un minimum de confiance passe nécessairement par des changements courageux, visibles et assumés au sommet de l’État.

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