Pendant l’administration de Jovenel Moïse, plusieurs acteurs politiques, responsables de la société civile et militants des droits humains se succédaient au Congrès américain pour dénoncer la gouvernance du pays. Ils multipliaient les rencontres avec des élus américains afin de plaider en faveur de sanctions, de pressions diplomatiques et d’un changement de cap en Haïti.
TPS : où sont passés ceux qui faisaient la navette au Congrès américain ?
Aujourd’hui, alors que le pays traverse une crise sécuritaire sans précédent, marquée par des massacres à répétition, des milliers de déplacés, des territoires contrôlés par des groupes armés et une détérioration constante des conditions de vie, ces mêmes voix semblent étonnamment silencieuses.
Pourquoi ne déploient-elles pas la même énergie pour sensibiliser les décideurs américains à la réalité actuelle et plaider en faveur d’une prolongation du Statut de protection temporaire (TPS) pour les ressortissants haïtiens ?
Cette question mérite d’être posée. Si les démarches entreprises hier étaient motivées par la défense des intérêts du peuple haïtien, elles devraient l’être tout autant aujourd’hui. Le débat politique ne peut prendre le pas sur le sort de centaines de milliers de compatriotes qui risquent d’être renvoyés vers un pays en proie à une violence extrême.


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