Jean Henry Céant au Cap-Haïtien : quand les réseaux sociaux contredisent la communication politique

Jean Henry Céant au Cap-Haïtien : quand les réseaux sociaux contredisent la communication politique

Le communiqué de Renmen Ayiti est sans ambiguïté , Me Jean-Henry Céant n’aurait fait l’objet d’aucune agression au Cap-Haïtien et les informations contraires relèveraient d’une campagne de manipulation et de désinformation. Pourtant, à l’ère du téléphone intelligent et des réseaux sociaux, la communication politique ne peut plus reposer uniquement sur des communiqués officiels.

Des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux montrent en effet des citoyens exprimant ouvertement leur mécontentement à l’égard de l’ancien Premier ministre. Ces images, replacées dans leur contexte, témoignent au minimum de l’existence de critiques et de réactions négatives dans la foule. Elles ne permettent toutefois pas, à elles seules, d’établir qu’une agression physique a été commise contre Jean-Henry Céant, mais elle était véritable.

C’est précisément là que se situe le véritable enjeu, entre une agression supposée et une manifestation de mécontentement, il existe une différence importante que la communication politique ne devrait pas chercher à effacer.

Les hommes politiques devront désormais composer avec une réalité nouvelle. La multiplication des smartphones, des caméras et des réseaux sociaux rend beaucoup plus difficile le contrôle du récit public. Une déclaration peut être immédiatement confrontée à des images captées par des citoyens.

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