L’Union européenne et l’Inde ont scellé, ce mardi 27 janvier 2026, un pacte commercial d’envergure présenté comme un jalon historique. Après près de vingt ans de pourparlers discontinus, Bruxelles et New Delhi affichent leur volonté commune de resserrer leurs liens économiques et stratégiques dans un contexte international incertain.
L’accord prévoit une ouverture quasi totale des marchés. New Delhi acceptera d’alléger ou d’éliminer les barrières tarifaires sur plus de 96,6 % des produits européens, tandis que l’UE offrira des conditions préférentielles couvrant environ 99 % des exportations indiennes en valeur.
Les constructeurs automobiles, les producteurs de vins, de spiritueux et d’huile d’olive européens figurent parmi les principaux bénéficiaires, avec une chute progressive de taxes jusqu’ici très élevées.
En retour, l’Inde obtiendra un meilleur accès au marché européen pour ses industries du textile, de l’habillement, du cuir, de l’ingénierie et des produits de la mer. Plusieurs secteurs sensibles, comme les produits laitiers, le sucre, le riz ou la viande, resteront toutefois en dehors du champ de l’accord afin de préserver certains équilibres internes.
Selon la Commission européenne, ce partenariat pourrait générer jusqu’à 4 milliards d’euros d’économies annuelles en droits de douane pour les entreprises.
L’accord inclut aussi des dispositions sur la sécurité, la défense et la mobilité des talents. Sa signature officielle est attendue d’ici la fin de l’année 2026, avant une ratification européenne ouvrant la voie à une mise en application envisagée pour 2027.


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