Jack Lang et Jeffrey Epstein. DÉPARTEMENT DE LA JUSTICE AMÉRICAIN/AFP/« LE MONDE » Au lendemain de l’annonce par le Parquet national financier (PNF) de l’ouverture d’une enquête préliminaire contre Jack Lang, et sa fille Caroline Lang, pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » et leurs liens financiers supposés avec Jeffrey Epstein, le président de l’Institut du monde arabe

Au lendemain de l’annonce par le Parquet national financier (PNF) de l’ouverture d’une enquête préliminaire contre Jack Lang, et sa fille Caroline Lang, pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » et leurs liens financiers supposés avec Jeffrey Epstein, le président de l’Institut du monde arabe a affirmé que « les accusations portées à [son] encontre [étaient] infondées », auprès de l’Agence France-Presse (AFP), samedi 7 février.
L’ancien ministre de la culture a ajouté accueillir « avec sérénité et même soulagement » l’enquête ouverte vendredi : « Elle permettra de faire toute la lumière sur des accusations portant atteintes à ma probité et à mon honneur. »
Vendredi soir, le PNF, institution chargée de lutter contre la fraude fiscale, avait annoncé à l’AFP avoir ouvert une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée », concernant « les faits révélés par Mediapart relatifs à Caroline et Jack Lang » et leurs liens financiers supposés avec Epstein.
Jack Lang convoqué dimanche au Quai d’Orsay
Critiqué de toutes parts depuis la révélation de ses liens avec l’homme d’affaires et criminel sexuel, Jack Lang est convoqué dimanche au Quai d’Orsay, qui détient la tutelle sur l’Institut du monde arabe (IMA), sur demande de l’Elysée et de Matignon. Aucune charge ne pèse contre Jack Lang, mais la mention de son nom à 673 reprises et ses liens d’intérêt avec le financier américain l’ont éclaboussé, ainsi que sa fille Caroline.
De Beyrouth où il poursuivait son voyage, le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé que sa « priorité, c’est évidemment de garantir le bon fonctionnement et la continuité et l’intégrité de l’Institut du monde arabe », soulignant que « les premiers éléments qui ressortent de ces dossiers sont inédits et d’une extrême gravité » et « exigent un travail d’enquête rigoureux et approfondi ».
« Je me réserve, s’agissant de la poursuite de son mandat, toutes les options », a-t-il ajouté, alors que la subvention annuelle du ministère, 12,3 millions d’euros, représente la moitié du budget de l’IMA.
L’avocat de M. Lang, Laurent Merlet, a estimé « normal que la tutelle demande des explications à une personne mise en cause et ne se contente pas de ce qu’elle peut lire sur les réseaux sociaux et dans les médias. Il s’agit de connaître sa position ». Il a nié auprès de l’AFP l’idée que les documents Epstein prouvent « d’intenses liens d’amitié » entre le criminel sexuel américain et son client.


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