Elles se disent gardiennes de la liberté féminine, porte-étendard d’une émancipation qu’elles présentent comme l’unique chemin vers l’épanouissement.
Derrière les slogans bien rodés et les discours enflammés, la réalité est moins reluisante : ces féministes radicales sont devenues, consciemment ou non, les architectes d’une solitude programmée.
Leur credo est simple : mépriser l’institution du couple, réduire l’homme à un prédateur systémique, ériger l’indépendance financière en horizon ultime. Ce qui pourrait être une revendication légitime se transforme en isolement affectif assumé, en rupture volontaire avec toute perspective d’union durable.
Beaucoup ne sont pas nées dans cette idéologie. Elles y arrivent après un échec cuisant. Divorcées, désabusées, ayant rompu avec les principes de respect, de loyauté et de coopération, elles brandissent l’étendard du féminisme radical pour justifier leurs désillusions.
De militantes de circonstance, elles deviennent formatrices attitrées, transmettant à des jeunes femmes le même schéma qui les a menées à l’impasse.
Ainsi s’installe un cercle vicieux : au lieu d’apprendre à construire, elles apprennent à se méfier. Au lieu de prôner l’alliance, elles glorifient l’antagonisme. Au lieu de montrer que l’amour et l’argent peuvent coexister, elles martèlent qu’un couple est forcément un champ de mines.
Mais la théorie ne résiste pas au temps. Les années passent, les opportunités se font rares, et cette liberté, vidée de partage, ressemble à une grande maison froide. Ce qui était présenté comme une victoire se révèle, au fil des ans, une défaite silencieuse.
Le féminisme véritable, celui qui a permis les grandes conquêtes sociales, reposait sur l’égalité et la coopération. Les dérives actuelles l’ont dévoyé, remplaçant la confiance par la suspicion et l’union par la confrontation.
Ironie du sort : ces apôtres de l’indépendance absolue ne bâtissent pas un monde plus juste, mais un désert affectif. Un lieu peuplé de solitudes persuadées d’avoir gagné, alors qu’elles ont simplement renoncé à l’idée d’aimer et d’être aimées.
Si l’on veut sauver le couple, il faut rompre avec ce modèle toxique. Réapprendre à voir l’autre comme un allié, et reconstruire sur les fondations qui font durer les relations : respect, fidélité, loyauté et coopération. Dans les sentiments comme dans les réalités de la vie.


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