Les propriétaires du bar Le Constellation, Jacques et Jessica Moretti arrivent au ministère public du canton du Valais, à Sion (Suisse), le 9 janvier 2026. UMIT BEKTAS/REUTERS Pourtant sous forte pression depuis trois semaines en Suisse, mais encore plus à l’étranger, la justice du canton du Valais a pris un nouveau risque, vendredi 23 janvier, en levant la

Pourtant sous forte pression depuis trois semaines en Suisse, mais encore plus à l’étranger, la justice du canton du Valais a pris un nouveau risque, vendredi 23 janvier, en levant la détention provisoire du copropriétaire français du bar de Crans-Montana ravagé par un dramatique incendie pendant la nuit du Nouvel An (40 morts, 116 blessés).
Un mystérieux ami de Jacques Moretti a versé les 200 000 francs suisses (215 000 euros) exigés par le parquet de Sion. Comme pour son épouse et copropriétaire du bar, Jessica Moretti, restée libre depuis le début de l’affaire, le tribunal lui a imposé des « mesures de substitution » destinées à « contrer le risque de fuite présenté par le prévenu » : confiscation du passeport, interdiction de voyager et obligation de se présenter une fois par jour au commissariat de police. Mais les juges n’ont pas estimé utile de lui imposer le port d’un bracelet électronique.
Ces mesures paraissent bien légères à plusieurs avocats de victimes ou de familles de victimes, comme Me Romain Jordan : « Sur le plan de l’enquête, mes clients relèvent qu’une nouvelle fois, il n’est émis aucune considération sur le risque de collusion et de disparition des preuves, risque qui les inquiète fortement et compromet l’intégrité de l’instruction. » La libération de Jacques Moretti est « un scandale et une honte à l’égard des victimes et de leurs familles », a réagi Me Jean-Luc Addor, qui représente les proches d’un adolescent décédé.
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