Laits infantiles : tout comprendre à l’affaire, entre rappels massifs et responsabilité des industriels

Laits infantiles : tout comprendre à l’affaire, entre rappels massifs et responsabilité des industriels

Depuis la fin de 2025, le secteur a connu plusieurs vagues successives de retraits de produits. La première est venue de Nestlé. A partir du 10 décembre, le géant agroalimentaire suisse a procédé à des rappels de lots de lait premier âge Guigoz, produits dans son usine néerlandaise. Dès le lendemain, ils se sont étendus à

Depuis la fin de 2025, le secteur a connu plusieurs vagues successives de retraits de produits. La première est venue de Nestlé. A partir du 10 décembre, le géant agroalimentaire suisse a procédé à des rappels de lots de lait premier âge Guigoz, produits dans son usine néerlandaise. Dès le lendemain, ils se sont étendus à l’échelle européenne, après l’alerte émise par les autorités italiennes grâce au réseau RASFF (pour « Rapid Alert System for Food and Feed »).

Une seconde vague de retraits a eu lieu le 5 janvier 2026, marquée par le rappel de laits Nidal (jusqu’à 800 références dans 60 pays, selon Foodwatch), puis de nouveaux produits de la marque Guigoz, cette fois sous forme de laits infantiles liquides. Parmi les lots concernés, certaines boîtes étaient commercialisées depuis mai 2025.

A partir du 21 janvier, l’autre géant du secteur, Lactalis, a rappelé massivement des laits de sa marque Picot, suivi par Danone, qui a annoncé le rappel de deux lots de lait Gallia et Blédilait. Le 25 janvier, l’entreprise Babybio a fait de même avec des lots de son lait Optima. De son côté, la société Nutribio, qui produit les laits Nactalia, Sunny Baby ou Lailac, a effectué un rappel de certains laits à partir du 26 janvier.

Enfin, à compter du 2 février, l’abaissement du seuil de sécurité recommandé par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) pour la toxine incriminée a entraîné une nouvelle série de retraits touchant, cette fois, des lots des marques Popote et Vitagermine, propriétés de Babybio.

Le site étatique Rappel.conso permet d’accéder à la liste à jour des produits concernés. Quant à la Société française de pédiatrie, elle a publié une liste d’alternatives aux laits infantiles rappelés. 

Lea Prati
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