Le MSPP en mauvaise santé, Sinal Bretrand s’est refait une santé économique

Le MSPP en mauvaise santé, Sinal Bretrand s’est refait une santé économique

Alors que le système de santé publique haïtien est à genoux, le ministre de la Santé publique et de la Population, Sinal Bertrand, semble avoir déserté le champ de ses responsabilités premières. Dans un pays ravagé par l’insécurité, la pauvreté et l’effondrement des services sociaux de base, la santé devrait être une priorité absolue. Or, les faits donnent à voir tout le contraire.

Le plus grand centre hospitalier du pays est fermé depuis des mois, pris en otage par des groupes armés, privant des milliers de citoyens de soins vitaux. Les hôpitaux publics manquent de médicaments, de matériel, d’électricité et parfois même de personnel. Les professionnels de la santé, abandonnés à eux-mêmes, travaillent dans des conditions indignes, quand ils ne sont pas tout simplement contraints de fuir. Face à cette catastrophe sanitaire, l’inaction du ministère sont assourdissants.

Pendant que la population souffre, le ministre, lui, semble ailleurs. Au lieu de mobiliser toutes les énergies pour rouvrir les hôpitaux, sécuriser les infrastructures sanitaires et redonner un minimum de dignité au système de santé publique, Sinal Bertrand multiplie les apparitions dans des activités qui relèvent davantage du ministère des Sports que de celui de la Santé. Organisation de championnats de football, mises en scène festives, communication creuse, tout se passe comme si l’urgence sanitaire pouvait attendre.

Ancien député de Port-Salut, Sinal Bertrand donne l’impression d’un responsable plus préoccupé par sa visibilité personnelle et par la consolidation de ses intérêts économiques que par la mission régalienne qui lui a été confiée.

Haïti n’a pas besoin d’un ministre de la Santé figurant. Elle a besoin d’un leadership fort, présent, engagé, capable d’affronter la crise sanitaire avec courage et responsabilité. À défaut, l’histoire retiendra que, pendant que le pays mourait faute de soins, son ministre regardait ailleurs.