Léa Salamé au « 20 heures » : le directeur de l’information de France Télévisions justifie son choix devant la Commission d’enquête sur l’audiovisuel public

Léa Salamé au « 20 heures » : le directeur de l’information de France Télévisions justifie son choix devant la Commission d’enquête sur l’audiovisuel public

La journaliste Léa Salamé au journal de 20 heures sur France 2 (France Télévisions), à Paris, en septembre 2025. LUDOVIC MARIN/AFP Deux heures s’étaient déjà écoulées depuis le début de l’audition des responsables de l’information de France Télévisions quand le rapporteur Charles Alloncle (Hérault, Union des droites pour la République) a « ouvert », mercredi 28 janvier, une « séquence très attendue ».

La journaliste Léa Salamé au journal de 20 heures sur France 2 (France Télévisions), à Paris, en septembre 2025.

Deux heures s’étaient déjà écoulées depuis le début de l’audition des responsables de l’information de France Télévisions quand le rapporteur Charles Alloncle (Hérault, Union des droites pour la République) a « ouvert », mercredi 28 janvier, une « séquence très attendue ». Le député ciottiste a le sens du public et, tel un présentateur soucieux de conserver l’attention des téléspectateurs, il calibre ses interventions à leur intention. « France Télévisions a fait le choix pour incarner son principal rendez-vous d’information, le JT de 20 heures, de choisir une journaliste dont le compagnon n’est autre que Raphaël Glucksmann, qui est candidat pressenti pour représenter le Parti socialiste à la prochaine élection présidentielle », commence-t-il. Alexandre Kara, le directeur de l’information de France Télévisions, trouve-t-il « ce choix pertinent » ?

« Il n’y a pas des centaines de Léa Salamé », justifie celui qui laissera son poste, dans quelques jours, à Philippe Corbé, le désormais ex-directeur de la rédaction de France Inter. Inébranlable et méthodique, il vante la carrière de la présentatrice, fait valoir ses bonnes audiences, rappelle que la candidature du député européen n’est pas acquise et que si elle se concrétise un jour, « les règles déontologiques s’appliquer[aie]nt ». Une vingtaine de minutes plus tard, il conclut, presque solennel : « Je me refuse aujourd’hui à priver les Français, à priver le 20 heures, d’une journaliste aussi talentueuse. » Léa Salamé appréciera le compliment, elle qui devra convaincre les députés de son sens de l’éthique professionnelle lors de sa propre audition, lundi 2 février.

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