Sous un ciel bas et chargé, Cap-Haïtien s’est réveillé ce mardi matin au rythme d’une pluie continue qui a rapidement imposé sa loi à la ville. Dès l’aube, l’eau s’est installée dans les rues, transformant des axes familiers en zones d’incertitude et de ralentissement.
Très tôt, les premiers signes de saturation sont apparus. Les trottoirs ont disparu sous une couche d’eau trouble, les chaussées ont cédé, et la circulation est devenue laborieuse. Des parents ont rebroussé chemin avec leurs enfants, des employés ont renoncé à rejoindre leur lieu de travail, piégés par des rues impraticables.
Au fil des heures, l’eau a gagné du terrain. Du centre-ville aux quartiers périphériques, les mêmes scènes se répètent, routes submergées, caniveaux engorgés, habitants contraints d’improviser. À certains endroits, des riverains, armés de pelles et de morceaux de bois, tentent de libérer les passages obstrués, dans l’espoir de ralentir la progression des eaux vers les maisons.
Plusieurs zones situées à l’est et au sud de la ville figurent parmi les plus affectées. Là, l’état des infrastructures accentue l’impact des précipitations. Les canaux de drainage, mal entretenus ou encombrés de déchets, peinent à jouer leur rôle, provoquant des débordements rapides et parfois incontrôlables.


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