En réaction à la dernière prise de position du président de la République, Jovenel Moïse et du ministre des Travaux publics, Nader Joiséus, assimilant ses avis défavorables à des tentatives de blocage, la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) a publié, ce mardi, une note de clarification dans laquelle elle dénonce des tentatives d’intimidation.
La CSCCA croit que les déclarations publiques tenues au Palais national, dimanche, par les plus hautes Autorités du pays, lors du dialogue communautaire, sont susceptibles de causer préjudices à l’intégrité physique, morale et professionnelle des membres de la Cour, y compris les Conseillers. Elle se trouve donc dans l’obligation de sortir de ses réserves pour éclairer la population haïtienne.
Dans cette note, le président de la CSCCA, Me Rogavil Boisguéné, a tenu de rappeler la principale mission de l’institution et a passé en revue un ensemble de textes légaux qui définissent le bien-fondé de ses décisions. Aux dires de l’homme de loi, seuls des personnalités et des groupes politiques motivés n’apprécient pas le travail de contrôle que fait la CSCCA en vue d’une meilleure gestion des Finances publiques.
D’un autre coté, la CSCCA a présenté les motifs pour lesquels des avis défavorables ont été attribués à des projets soumis par l’exécutif, dont celui ayant rapport à la construction de la centrale électrique à double combustible de 55,5MW, à Carrefour. Elle en a profité pour rappeler que c’est le décret du 23 novembre 2005 qui porte sur l’organisation et le fonctionnement de la CSCCA et non celui du 17 mai 2005.
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