Formation du CEP : des partis politiques réagissent

Formation du CEP : des partis politiques réagissent

La formation, le week-end écoulé, du Conseil Électoral Provisoire a suscité de vives réactions au sein de la classe politique. En effet, des partis politiques de l’opposition montent au créneau pour dénoncer la formation du CEP.

Mascarade, corps formé, de coupion bref, les mots ne manquent pas aux partis politiques de l’opposition pour qualifier le conseil électoral fraichement nommé par l’exécutif le 18 septembre 2020.
Pour Danio Cyriac, porte-parole de l’organisation du peuple en lute (OPL), ce CEP n’a aucune légitimité car, selon lui, il est formé en dehors des prescrits constitutionnels.

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Évoquant la crise politique actuelle où le pouvoir législatif est quasi-inexistant, Danio Cyriac croit plutôt que le conseil électoral devrait être issu d’un accord politique.

De son côté, le secrétaire général du parti politique « Nouvelle Orientation Unifiée pour Libérer Hayti », Louis Gérald Gilles assimile la formation de ce Conseil Électoral Provisoire à des manœuvres visant à rétablir la dictature dans le pays. Le responsable de NOULHA, appelle les partis politiques ainsi que les forces vives de la nation à faire front commun contre ce projet.

Si les partis de l’opposition politique crient au scandale contre la mise sur pied du nouveau Conseil Électoral Provisoire, les proches du pouvoir en place n’y voient aucun problème. Le président du consortium des partis politiques, Jeantel Joseph, croit comprendre que ce CEP est un pas dans la bonne direction pour l’organisation d’élections dans le pays. Vu sous cet angle, il appelle les autorités judiciaires et policières à créer un climat sécuritaire propice à la tenue des prochaines joutes.
M. Joseph invite les acteurs politiques à se lancer dans la course une fois la machine électorale est mise en marche.

Le conseil électoral provisoire est nommé dans un contexte de crise politique majeure. Le pouvoir et l’opposition sont sur la corde raide. Des voix politiques et de la société civile dénoncent le fait que le CEP soit mis sur pied sans une entente politique entre les protagonistes. Pire, ce Conseil a, entre autres mandats, d’organiser le référendum constitutionnel visant à doter le pays d’une nouvelle constitution. Une mission, selon plus d’un, qui ne cadre pas avec les prescrits de la loi-mère, ce qui les poussent à se demander perplexe, si ce CEP pourra remplir la tâche qui lui est confiée ?

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