Alors qu’il fait l’objet de poursuites judiciaires et qu’un rapport de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) le met gravement en cause, Stéphane Vincent semble avoir choisi de tourner la page sans attendre que la justice se prononce. L’ancien directeur de la Direction de l’Immigration et de l’Émigration (DIE) a officiellement lancé, le 10 juillet, sa plateforme politique baptisée Table de la Relève Nationale (TRN), affichant déjà ses ambitions pour une éventuelle nouvelle transition.
Ce lancement intervient pourtant dans un contexte particulièrement embarrassant. Dans un rapport publié en mai 2025, l’ULCC affirme avoir identifié un système présumé ayant permis la production de centaines de passeports à partir d’un compte fictif, causant un manque à gagner estimé à 3,6 millions de gourdes pour le Trésor public. L’organisme recommande des poursuites contre plusieurs personnes, dont Stéphane Vincent.
Au lieu d’apporter des réponses convaincantes à ces graves accusations, l’ancien responsable choisit de se présenter comme un acteur du renouveau politique. Une démarche qui soulève l’indignation de nombreux observateurs, pour qui la crédibilité de la classe politique ne pourra être restaurée tant que des personnalités visées par de telles accusations continueront d’ambitionner les plus hautes responsabilités sans avoir préalablement éclairci leur situation devant la justice.


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