Après le ministre des Affaires sociales, c’est désormais le ministre des Travaux publics qui se retrouve dans le viseur de la population, accusé d’inaction face à la dégradation des infrastructures. Sa présence fait l’objet d’un rejet croissant dans certaines zones, où la colère populaire s’exprime ouvertement.
Ce climat n’est pas anodin. Il révèle une rupture profonde entre gouvernants et gouvernés. Le ministère des Travaux publics, pourtant stratégique, est censé assurer la planification, l’exécution et l’entretien des infrastructures essentielles du pays . Or, sur le terrain, les résultats tardent à convaincre, alimentant frustration et défiance.
Face à cette situation, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé ne peut plus se contenter d’observer. Il lui revient d’évaluer avec lucidité la performance de son cabinet. L’heure est donc aux décisions courageuses. Maintenir des ministres qui peinent à répondre aux attentes revient à ignorer les signaux d’alerte envoyés par la rue.
Car si rien ne change, la logique populaire semble déjà tracée, après les ministres jugés défaillants, c’est le chef du gouvernement lui-même qui pourrait devenir la prochaine cible de cette exaspération grandissante. Le temps n’est plus aux discours, mais aux actes.


Taux de change






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