Comme à chaque cérémonie de graduation à l’Université de la Fondation Aristide (UNIFA), l’ancien président Jean‑Bertrand Aristide saisit la tribune académique pour livrer un message à forte portée politique. Le dimanche 1er mars 2026, l’ancien chef de l’État a annoncé que tous les jeunes désireux d’étudier l’agronomie pourront désormais le faire gratuitement à l’UNIFA, une déclaration accueillie par des applaudissements nourris.
À première vue, l’annonce paraît généreuse, presque salvatrice dans un pays où l’accès à l’éducation supérieure demeure un parcours semé d’obstacles.
Mais à y regarder de plus près, cette « gratuité » pose une question fondamentale, peut-on offrir ce qui n’a jamais appartenu à celui qui prétend donner ?
Des observateurs rappellent en effet que, selon le rapport de Paul Denis sur la corruption, l’UNIFA aurait été construite à partir de fonds publics détournés, initialement destinés au renforcement de l’Université d’État d’Haïti.
Alors permettre aujourd’hui à des étudiants d’y étudier gratuitement ne relève pas d’un acte de charité.


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