Dans une lettre adressée au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, les entreprises Barbancourt, Séjourné et La Couronne, directement affectées par les violences des gangs dans la plaine du Cul-de-Sac, dénoncent l’inaction de l’État et réclament la mise en œuvre urgente d’un plan de sécurité crédible et concret.
Dans cette correspondance, elles décrivent une situation critique sur les routes menant à l’aéroport, désormais impraticables dans des conditions minimales de sécurité. Cette insécurité persistante paralyse leurs activités, expose leurs employés à des risques constants et perturbe gravement leurs services sociaux.
« Il est désormais impossible de circuler normalement sur les axes de Drouillard, Cazeau, BIM et Carrefour Rita », déplorent-elles, soulignant que même les véhicules blindés ne peuvent y circuler sans danger.
Alors que le gouvernement affirme multiplier les efforts en vue de la réouverture de l’Aéroport International Toussaint Louverture, les entreprises jugent incohérente toute stratégie visant à sécuriser l’aéroport sans garantir l’accès aux routes qui y mènent. « On ne sécurise pas un aéroport en abandonnant les axes routiers qui le desservent », insistent-elles.
Les signataires rappellent au chef du gouvernement que le secteur privé, pilier essentiel de l’économie nationale, attend désormais des mesures immédiates, visibles et coordonnées, à la hauteur de la gravité de la situation. Elles réclament notamment un niveau minimal de sécurité, la libre circulation sur ces axes stratégiques et une présence effective des forces de l’ordre.
« Compte tenu du niveau de dégradation observé, une réponse rapide n’est plus seulement souhaitable, elle est indispensable pour éviter une aggravation des impacts économiques, sociaux et sécuritaires déjà constatés », précisent-elles. Dans cette perspective, elles sollicitent dans les plus brefs délais une réunion de travail avec les ministres concernés, notamment celui des Travaux publics, afin de définir un plan d’action précis, coordonné et immédiatement exécutoire.
Par ailleurs, Delphine Gardère, dirigeante de Barbancourt, a également interpellé les autorités sur son compte X. « Quand aurons-nous enfin un véritable plan pour la sécurité, les infrastructures et le développement ? »
Au-delà de ces entreprises, c’est l’ensemble du secteur privé qui appelle à une réaction ferme des autorités. Après Barbancourt, La Couronne, Comme Il Faut et Séjourné, l’Association des Industries d’Haïti (ADIH) a elle aussi tiré la sonnette d’alarme face à la détérioration rapide du climat sécuritaire, exhortant l’État à agir d’urgence pour rétablir l’ordre public.


Taux de change






Leave a Comment
Your email address will not be published. Required fields are marked with *