La Police nationale d’Haïti a-t-elle de véritables plans d’opérations ?

La Police nationale d’Haïti a-t-elle de véritables plans d’opérations ?

La question mérite d’être posée tant les opérations menées par la Police nationale d’Haïti (PNH) laissent perplexes. À chaque intervention annoncée, les résultats peinent à convaincre. Soit les cibles échappent facilement, soit les forces de l’ordre se replient face à une résistance mieux organisée. Une situation qui soulève des interrogations sur l’existence même de stratégies opérationnelles concrètes.

La récurrence des échecs policiers pose aussi la question du renseignement. La PNH dispose-t-elle d’un véritable service d’intelligence capable d’anticiper les mouvements criminels ? Si tel est le cas, pourquoi tant d’attaques armées se déroulent-elles sans entrave, parfois même après avoir été annoncées publiquement par les groupes criminels eux-mêmes ? L’opinion publique ne peut que s’étonner devant cette capacité presque insolente des bandits à frapper quand et où ils veulent.

À plusieurs reprises, des quartiers entiers ont été pris d’assaut, des commissariats attaqués, des routes nationales coupées, sans que les forces de l’ordre ne parviennent à éviter le pire. L’absence d’actions préventives laisse planer un doute profond sur la coordination et l’efficacité du commandement de la PNH.

La population, elle, s’interroge. Comment expliquer qu’une organisation criminelle puisse planifier, annoncer puis exécuter des opérations aussi spectaculaires sans être inquiétée ? Est-ce un problème de moyens, de leadership ou de volonté politique ? Peut-être un peu des trois.