Quand Ralph Leroy recadre vertement Hervé Laplante qui tente vainement de rabaisser Darline Desca

Quand Ralph Leroy recadre vertement Hervé Laplante qui tente vainement de rabaisser Darline Desca

Après les accusations de « faveur » et les critiques visant la popularité et le professionnalisme de Darline Desca, Ralph Leroy interpelle publiquement Hervé Laplante et lui demande de produire ses sources et ses preuves.

LETTRE OUVERTE À Herve Laplante / LAPLANTASHOW

Hervé,

Avant d’aller plus loin, va chercher ton dictionnaire.
Oui, ton dictionnaire. Et surtout, attache ta tuque.

Puis prends le temps de lire. Vraiment, prends ton temps. Si le français devient trop lourd en cours de route, fais-moi signe : je pourrai toujours te refaire une version en créole.

Mais pour le moment, puisque tu es au Canada, pardon, à Montréal, cette ville dont tu sembles déjà vouloir distribuer les certificats de popularité ; j’espère que ton français est toujours de mise.

Et avant même d’entrer dans le fond de ta publication, laisse-moi t’apprendre quelque chose qui risque de rendre la lecture de cette lettre légèrement moins confortable : J’ai la chronologie de toute cette journée.

Pas une version racontée après coup.
Pas des « on m’a dit ».
Pas des suppositions.
Les heures. Les minutes. Et même les secondes.
J’ai les photos.
J’ai les vidéos.
J’ai les audios.
J’ai les échanges.

Et j’ai même les noms de certaines personnes qui ont tenté de dénigrer Darline Desca ce jour-là, sans même qu’on me demande de documenter quoi que ce soit.

Autrement dit, Hervé, je possède précisément ce qui semble cruellement manquer à ta publication : « de la matière ».
Et si un jour il devient nécessaire de remettre publiquement les pendules à l’heure, je peux présenter ce que je possède dans le respect des droits et de la vie privée des personnes concernées et laisser chacun regarder, écouter et tirer ses propres conclusions.

Toi, qu’as-tu?
Une publication?
Une version rapportée?
Quelques conversations?
Des suppositions transformées en certitudes?
Montre-nous tes preuves.

Parce que moi, je ne suis pas obligé d’inventer ce qui s’est passé : j’ai de quoi établir la chronologie.

Et puisqu’on parle déjà de « faveur », Hervé…
Tu sembles particulièrement intéressé par les faveurs accordées aux autres.
Alors commençons peut-être par une toute petite question :
Ton billet pour cet événement, l’as-tu payé?
Ou as-tu toi aussi bénéficié d’un billet de faveur?

Parce que si c’est le cas, quelle ironie!
Celui qui dénonce avec tant de gravité la prétendue « faveur » accordée à une artiste aurait lui-même franchi la porte grâce à une faveur?

Dis-moi que ce n’est pas vrai, Hervé.
Le billet était-il devenu trop cher pour toi?
Ne t’inquiète pas, nous reviendrons aux questions financières un peu plus loin.
Pour l’instant, reprends ton dictionnaire.
Garde-le ouvert près de toi, parce que tu vas probablement en avoir besoin pour comprendre certains mots que je vais employer : journalisme, source, vérification, respect, professionnalisme, responsabilité, déontologie… et « sousoutisme ».
Oui, j’ai bien écrit « sousoutisme ».

Celui-là, tu risques de ne pas le trouver dans ton dictionnaire. Normal : je te l’offre.

J’ai lu ta publication sur Darline Desca avec beaucoup d’attention. Tu y affirmes qu’elle n’aurait pas la popularité nécessaire au Canada, qu’elle n’aurait pas de véritable fan-base à Montréal, qu’une « faveur » lui aurait permis d’intégrer le lineup, puis tu transformes un événement précis en procès public de sa carrière, de sa discipline et de son professionnalisme.

Mais avant d’écrire tout cela, qu’as-tu réellement vérifié?
Avec qui as-tu parlé?
As-tu contacté Darline?
As-tu contacté son équipe?
As-tu parlé aux personnes qui travaillent avec elle depuis des années?
As-tu interrogé les producteurs, musiciens, techniciens et professionnels capables de témoigner de son sérieux, de sa discipline et de son professionnalisme?
Ou avais-tu déjà écrit ton scénario dans ta tête avant même de chercher les faits?

Parce qu’un journaliste et je parle bien ici d’un journaliste, pas d’un charlatan qui s’improvise procureur derrière son téléphone ne commence pas par son verdict pour ensuite chercher les phrases qui feront le plus de bruit.

Il enquête. Il vérifie. Il confronte les versions. Puis il écrit.

Toi, tu sembles avoir préféré commencer par le bruit.
Moi, j’ai essayé de t’appeler.
Tu n’as pas répondu.
Pourquoi, Hervé?
Peur de devoir expliquer tes affirmations directement à quelqu’un qui connaît le dossier?
Peur qu’on te demande simplement :
« Hervé, quelle est ta source? »
Il est tellement plus confortable de condamner quelqu’un derrière un écran que de décrocher son téléphone lorsqu’une personne veut mettre les faits sur la table.

Alors puisque tu as choisi la place publique, parlons publiquement.
As-tu été payé pour cette publication?
Si oui, par qui?
Et combien?
Si non, réponds simplement : non.
Lorsque quelqu’un utilise une artiste et sa réputation comme matière première pour fabriquer du buzz, il devient parfaitement légitime de se demander à qui profite le crime… pardon, le spectacle.

Et c’est ici que j’en viens au mot que je t’ai demandé de chercher.
SOUSOUTISME.
Oui, je l’emploie.
Oui, je l’assume.

Je ne prétends pas connaître tes finances. Je te pose donc directement les questions :
Qui t’emploie aujourd’hui à Montréal?
Qui finance LaplantaShow?
De quoi vis-tu?
Qui avait intérêt à voir Darline Desca exposée et dénigrée de cette manière?
Et si personne ne t’a payé, tant mieux.
Sinon, je t’inviterais au moins à ne pas oublier de déclarer cette nouvelle source de revenus et de payer les taxes qui vont avec ta nouvelle fonction.

Tu vois, Hervé, même lorsque je te critique, je pense encore à tes obligations administratives.

Ne me remercie pas.

Mais alors il faudra surtout nous expliquer pourquoi tu as choisi d’aller aussi loin sans, à ma connaissance, entendre d’abord les principaux concernés.

Et écoute, Hervé : si le problème était simplement financier, il fallait nous prévenir!
On aurait pu lancer un petit GoFundMe.
Ou t’envoyer quelques lions sur TikTok.
Ça aurait peut-être été moins coûteux humainement que de voir une artiste, son équipe et sa réputation servir de carburant à ton besoin de sensationnel.

Parce que derrière les clics, les vues et les commentaires, il y a des êtres humains.
Des artistes.
Des familles.
Des équipes.
Des carrières bâties pendant des années.
Comment peux-tu penser, ne serait-ce qu’une seconde, voire un kilomètre de seconde, puisqu’avec toi il faut apparemment inventer de nouvelles unités de mesure, que Darline Desca pourrait devenir le marchepied permettant à quelqu’un de reconstruire sa visibilité à Montréal?

Darline ne sera pas ton tremplin.
Elle ne sera pas ton punching-ball médiatique.
Et elle ne sera certainement pas la première marche sur laquelle tu poseras le pied pour tenter de reconstruire ta propre présence à Montréal.

Ce qui m’amène à une question qui me fascine :
Qui es-tu pour Montréal, Hervé?
Qui t’a nommé gardien de ses scènes?
Qui t’a donné le pouvoir de déterminer quel artiste possède suffisamment de fans pour mériter d’être programmé?
Depuis quand faut-il recevoir le certificat de popularité de LaplantaShow avant d’avoir le droit de monter sur une scène?

Un producteur produit.
Un public choisit.
Un artiste travaille.

Et toi, dans une seule publication, tu as réussi à devenir juge, jury, procureur et expert autoproclamé de la popularité montréalaise.

Quelle promotion!

Tu écris que « personne n’est plus grand que l’événement ».

Très bien.

Sur ce point, nous pouvons être d’accord.
Mais permets-moi de compléter ta leçon :
Personne n’est plus grand que la vérité.
Pas le producteur.
Pas l’artiste.
Pas moi.
Et certainement pas celui qui tient un téléphone et se proclame journaliste.

Tu veux parler d’un retard? Parlons-en.
Tu veux parler de responsabilité? Parlons-en.
Tu veux parler de professionnalisme? Allons-y.
Mais parlons de tous les faits.
Parce qu’un incident ne résume pas une carrière.
Darline Desca est connue de nombreux professionnels ayant travaillé avec elle comme une artiste respectueuse, disciplinée et ponctuelle dans ses engagements. Beaucoup peuvent témoigner de son professionnalisme.
Et puisqu’on parle de retard, permets-moi de te rafraîchir également la mémoire.

Le show sur lequel tu as toi-même capitalisé pour ton retour n’a-t-il pas commencé en retard?
Et les excuses publiques, Hervé?
Parce qu’apparemment, lorsqu’il s’agit de Darline, quelques minutes deviennent une dissertation sur la discipline professionnelle.

Mais lorsqu’il s’agit de ton propre environnement, le dictionnaire semble soudainement se refermer.
Voilà un autre mot à chercher : « COHÉRENCE ».

Maintenant, parlons de ton ton.
Tu écris sur Darline comme si elle devait remercier quelqu’un de lui avoir simplement permis d’exister sur une scène.
Comme si sa carrière était une faveur.
Comme si son talent, son travail et son parcours n’avaient aucune valeur tant que Hervé Laplante, grand distributeur imaginaire des certificats de légitimité artistique, n’avait pas donné son approbation.

Quelle arrogance. Et surtout, quelle pauvreté d’analyse.

Tu peux ne pas aimer Darline.
Tu peux ne pas aimer sa musique.
Tu peux critiquer une prestation.
Tu peux critiquer un retard.
Mais il existe une différence immense entre critiquer un fait et chercher à rapetisser toute une artiste pour agrandir une publication.

Et oui, Hervé, je te tutoie.

Si j’avais encore suffisamment de respect pour ta manière de pratiquer ce métier après avoir lu cette publication, je t’aurais probablement vouvoyé.

Malheureusement, le tutoiement est le niveau le plus bas que mon éducation me permette d’atteindre sans perdre la mienne.
Considère donc ce « tu » comme une faveur.
Tu vois?
Encore un mot pour ton dictionnaire.
Et maintenant, contrairement à ce que tu sembles avoir fait avec Darline, je vais te donner un droit de réponse.
Présente tes sources.
Explique comment tu as établi qu’elle avait obtenu une « faveur ».
Explique sur quoi repose ton analyse de sa popularité au Canada.
Dis-nous avec qui tu as parlé.
Dis-nous ce que tu as vérifié.
Dis-nous si tu as été payé ou non.
Et si certaines de tes affirmations étaient incomplètes, approximatives ou simplement erronées, montre-nous que derrière le personnage de LaplantaShow subsiste encore suffisamment de courage pour les rectifier publiquement.

Parce qu’il est extrêmement facile de faire du bruit. Un tonneau vide en fait énormément.

Et pour l’instant, Hervé, c’est malheureusement l’impression que me laisse cette publication : beaucoup de bruit, beaucoup d’assurance, mais terriblement peu de matière.

Être crédible demande davantage de travail.
Cela demande des sources.
Cela demande de la rigueur.
Cela demande du caractère.
Et de la personnalité aussi.
L’as-tu encore, Hervé?
Ton dictionnaire est toujours là?
Parfait.
Termine donc avec ces six mots :
Vérité.
Responsabilité.
Respect.
Professionnalisme.
Déontologie.
Et enfin…
SOUSOUTISME.

Celui-là, comme je te l’ai dit, n’existe peut-être pas encore officiellement. Je songe sérieusement à le soumettre à l’Académie française.

Avec ton exemple en annexe, la définition sera beaucoup plus facile à comprendre.
Considère cela comme ma petite contribution à ta reconversion intellectuelle.
Mais retiens surtout une chose :
Tu peux chercher ton buzz.
Tu peux reconstruire ton image.
Tu peux tenter de reconquérir Montréal.
Mais Darline Desca ne sera pas ta première marche.
Pas aujourd’hui. Pas demain.

Et certainement pas avec des affirmations auxquelles tu refuses ensuite de venir répondre directement.

Lis tranquillement ton dictionnaire.
Moi, pendant ce temps, je vais continuer avec quelque chose de beaucoup moins spectaculaire, mais infiniment plus important : les faits.

À suivre.

Ralph Leroy

@highlight

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