Anciennes plaques d’immatriculation : le ministre de la Justice incapable de faire respecter ses propres mesures

Anciennes plaques d’immatriculation : le ministre de la Justice incapable de faire respecter ses propres mesures

L’annonce du ministère de la Justice et de la Sécurité publique, annoncant l’interdiction totale des véhicules circulant avec d’anciennes plaques ou sans immatriculation à partir du 6 mars 2026, devait marquer un tournant dans la lutte contre l’insécurité. Pourtant, sur le terrain, la réalité contredit déjà cette fermeté affichée.

Plusieurs semaines après l’entrée en vigueur théorique de la mesure, la circulation de véhicules non conformes demeure visible dans les rues. Pire encore, certains véhicules appartenant à des institutions publiques continuent de circuler avec d’anciennes plaques, envoyant un signal d’incohérence et de laxisme. Dans ces conditions, la crédibilité de la décision ministérielle est sérieusement fragilisée.

Le ministre de la Justice apparaît ainsi confronté à un écart préoccupant entre le discours et l’action. Annoncer des mesures strictes sans garantir leur application effective revient à alimenter le scepticisme de la population et à affaiblir l’autorité de l’État. La lutte contre l’insécurité ne peut se limiter à des communiqués ; elle exige une mise en œuvre rigoureuse, uniforme et sans privilèges.

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