L’aéroport international du Cap-Haïtien plongé dans un désordre constant : Joseph Almathe Pierre Louis et Gabriel Bien-Aimé aux abonnés absents

L’aéroport international du Cap-Haïtien plongé dans un désordre constant : Joseph Almathe Pierre Louis et Gabriel Bien-Aimé aux abonnés absents

L’aéroport international du Cap-Haïtien ne cesse de donner, une fois de plus, l’image d’un État en déroute, incapable d’assurer les services les plus élémentaires à ses citoyens et à ses visiteurs. Le vendredi 24 avril 2026, la scène observée à 14h15 est tout simplement indéfendable, aucun agent en poste, aucune supervision des passagers, aucune ouverture des accès à l’immigration, alors qu’un vol pour Miami était imminent.

Ce n’est plus un simple dysfonctionnement, c’est une faillite organisationnelle. Les passagers, laissés sans information ni encadrement, se sont retrouvés abandonnés devant des portes closes, dans une confusion totale qui en dit long sur le niveau de négligence devenu presque institutionnalisé.

Le ministère des Travaux publics, Transports et Communications, pourtant tutelle de l’AAN, porte une responsabilité écrasante dans cette dégradation continue des infrastructures aéroportuaires. Son silence et son inaction face à ces répétitions traduisent une forme d’acceptation tacite du chaos.

De son côté, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, en charge de la direction de l’émigration et immigration, est tout aussi interpellé. L’absence de personnel à un moment aussi critique révèle une désorganisation profonde, voire une démission de l’autorité publique.

À cela s’ajoute un environnement déplorable, toilettes insalubres, espaces sales, absence totale de maintenance. Tout concourt à offrir une image dégradante du pays à chaque passage de voyageurs.

L’incapacité flagrante du ministère des Travaux publics, Transports et Communications et du ministère de l’Intérieur à assumer pleinement leurs responsabilités constitue un aveu d’échec dans la gestion des services publics essentiels. À travers les dysfonctionnements répétés observés à l’aéroport du Cap-Haïtien, c’est toute une chaîne de gouvernance qui apparaît défaillante, incapable d’assurer une présence minimale, une organisation cohérente et un suivi rigoureux des infrastructures stratégiques du pays.

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