Alors qu’ils l’avaient annoncé, les bandits sont une nouvelle fois passés à l’acte. À Kenscoff, plus d’une cinquantaine de citoyens paisibles auraient été tués et des dizaines d’autres séquestrés. Un nouveau drame qui plonge des familles dans le deuil et révèle, une fois de plus, l’incompétence de certaines autorités.
Au-delà de l’horreur, cette tragédie constitue également un échec politique et institutionnel. Une fois encore, Haïti fait tristement la une de la presse internationale, non pas pour ses réussites, mais pour la violence, l’impunité et l’effondrement de l’autorité publique.
Le ministre de la Défense, Mario Andrésol, le chef de la Police nationale, Vladimir Paraison, le ministre de la Justice, Patrick Pélissier, ainsi que le ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, figurent parmi les responsables appelés à répondre de la situation sécuritaire du pays.
Lorsque l’État échoue de manière répétée à remplir sa mission fondamentale, la responsabilité politique doit être assumée. Les démissions ne régleront pas, à elles seules, la crise, mais elles peuvent constituer un acte de responsabilité face à un bilan aussi préoccupant.
Haïti ne peut plus se contenter de condamnations et de promesses. La population attend des actes, des résultats et surtout une véritable prise de responsabilité de la part de ceux qui ont la charge de garantir sa sécurité.


Taux de change






Leave a Comment
Your email address will not be published. Required fields are marked with *