Jean-Charles Moïse : l’incendiaire politique convoqué par le Parquet après de nouveaux propos controversés

Jean-Charles Moïse : l’incendiaire politique convoqué par le Parquet après de nouveaux propos controversés

Convoqué par le Parquet de Port-au-Prince après ses appels au « déchouquage » et à l’« incendie », Jean-Charles Moïse démontre une nouvelle fois que son discours politique repose davantage sur la confrontation que sur les solutions.

Ceux qui connaissent l’histoire récente d’Haïti savent que ces mots ne sont pas anodins. Pendant des années, les mobilisations auxquelles il a été associé ou qu’il a encouragées ont été marquées par des scènes de violences, des véhicules incendiés, des barricades et d’importants dégâts matériels. Aujourd’hui encore, il semble vouloir replonger le pays dans cette logique destructrice.

Alors qu’Haïti tente difficilement de sortir d’une crise multidimensionnelle, Jean-Charles Moïse choisit de remettre sur la table les mêmes méthodes qui ont déjà coûté si cher au pays. Derrière le slogan du « déchouquage », beaucoup voient un appel à la violence plutôt qu’un projet politique.

Ses adversaires l’accusent depuis longtemps d’avoir participé à la déstabilisation de plusieurs gouvernements, y compris celui de Jovenel Moïse, et estiment qu’il n’a jamais proposé d’alternative crédible. Aujourd’hui, alors qu’un gouvernement de transition est en place, il semble poursuivre la même stratégie de confrontation permanente.

La convocation du Parquet intervient donc dans un contexte où la justice est appelée à déterminer si de tels propos relèvent simplement de la rhétorique politique ou s’ils franchissent les limites fixées par la loi. Pour de nombreux Haïtiens, une question demeure : jusqu’où peut-on appeler à l’incendie et au « déchouquage » sans avoir à en répondre devant la justice ?

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