Dans un communiqué daté du 1er avril 2026, Amnesty International dénonce le massacre survenu à Petite-Rivière de l’Artibonite le 29 mars 2026, attribué au gang Gran Grif. L’organisation souligne l’échec des autorités haïtiennes et de la communauté internationale à protéger les civils, et appelle à l’instauration de conditions de sécurité durables ainsi qu’à la poursuite en justice des responsables.
« Ce massacre, qui aurait été perpétré par le “Gran Grif”, l’un des gangs les plus violents d’Haïti, constitue une nouvelle tragédie dans une longue série de crimes que les autorités haïtiennes et la communauté internationale n’ont pas réussi à enrayer », a déclaré Astrid Valencia, directrice adjointe de la recherche pour les Amériques à Amnesty International.
Dans la même veine, l’organisation a dénoncé le coût humain de l’inaction des autorités. « Ce Crime met une fois de plus en lumière les conséquences dramatiques de l’incapacité des autorités à protéger la population. Il est urgent de créer les conditions d’une sécurité durable, notamment en veillant à ce que toutes les personnes soupçonnées de responsabilité pénale soient traduites en justice dans le cadre de procès équitables », a-t-elle insisté.
Bien que les chiffres demeurent provisoires, les autorités ont confirmé au moins 16 morts et 10 blessés. De son côté, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Haïti évoque un bilan bien plus lourd, avec au moins 70 personnes qui auraient perdu la vie. Au moins 50 maisons ont été incendiées et pillées, tandis que des milliers de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers.


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